‹ De l'Esprit des loisChapitre 98 sur 935 · Livre IX. république on d'une monarchie · texte numérisé non relu

Livre IX. république on d'une monarchie

même : les supplices qui ùtent simplement la vie y sont donc suffisants.

Les hommes extrêmement heureux et les hommes extrêmement malheureux sonL également |xirtés à la dureté : témoin les moines et les conquérants. 11 n’y a que la médiocrité et le mélange de la bonne et de la mauvaise fortune qui donnent de la douceur et de la pitié.

Ce que l’on voit dans les hommes en particulier se trouve dans les diverses nations. Chez les peuples sauvages, qui mènent une vie très-<lure, et chez les peuples des gouvernements despotiques, où il n’y a qu’un homme exorbitamment favorisé de la fortune, tandis que tout le i*este en est outragé, on est également cruel. La douceur règne dans les gouvernements modérés.

Lorsque nous lisons dans les histoires les exemples de la justice atroce des sultans, nous sentons avec une espèce de douleur les maux de la nature humaine.

Dans les gouvernements modérés, tout, pour un bon législateur, peut servir à former des peines. N’est-il pas bien extraordinaire qu’à Sparte une des principales fût de ne pouvoir prêter sa femme à un autre, ni recevoir celle d’un autre; de n’être jamais dans sa maison qu’avec des vierges? En un mot, tout ce que la loi appelle une peine est efrectivement une peine.

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