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CHAPITRE XXI

De l'empire de la Cliiue.

Avant de finir ce livre, je répondrai à une objection qu'on peut faire sur tout ce que j'ai dit jusqu'ici.

IVos missionnaires nous parlent du vaste empire de la Chine comme d'un gouvernement admirable , qui mêle ensemble dans son |)rincipe la crainte, l'honneur et la vertu, .l'ai donc posé une distinction vaine lorsque j'ai établi les principes des trois gouvernements.

J'ignore ce que c'est que cet honneur dont on parle chez des peuples à qui on ne fait rien faire qu'à coups de bâton (i).

Déplus, il s'en faut beaucoup que nos commerçants nous donnent l'idée de cette vertu dont nous parlent nos missionnaires : on peut les consulter sur les brigandages des mandarins (2). Je prends encore à témoin le grand homme mylord Anson.

D'ailleurs, les lettres du P. Parennin, sur le procès que l'empereur fit faire à des princes du sang néophytes (3) qui lui avoient

(i) C'est le bâton qui gouverne la Chine, dit le P. du H;ilde. — (2) Voyez entre autres la relation de Lange. — (3) De la famille de Sourniama. Lettres édifiantes, dix-hnitième recueil.

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