‹ De l'esprit des loixChapitre 157 sur 313 · IVR s IX, Ci; A P. I. liQ · texte numérisé non relu

IVR s IX, Ci; A P. I. liQ

tel' à la force extérieure , peut se maititonir dans sa grandeur sans que l'intérieur se corrompe : la forme de celte société prévient tous les inconvénients.

Celui qui voudroit usurper ne pourroit ij^nere être également accrédité dans tous les états confédérés. S'il se rendoit trop puissant dans l'un , il alarmeroit tous les autres ; s'il subjuguoit luie partie, celle qui seroit libre encore pourroit lui résister avec des forces indépendantes de celles qu'il auroit usurpées, et l'accabler avant qu'il eût achevé de s'établir.

S'il arrive quelque sédition chez un des membres confédérés , les autres peuvent l'appaiser. Si quelques abiis s'introduisent quelque part , ils sont corrigés par les parties saines. Ceî état peut périr d'un côté sans ])érir de l'autre ; la confédération peut être dissoute, et les confédérés rester souverains.

Composé de petites républiques, il jouit de la bonté du gouvernement intérieur de chacune ; et à l'égard du dehors , il a , par la force de l'association, tousles avantages des grandes ir.onarcliies.

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