‹ De l'esprit des loixChapitre 249 sur 313 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Des lois favorables à la liberté du citoyen dans la république.

Il arrive souvent dans les états populaires que les accusations sont publiques , et qu'il est permis à tout homme d'accuser qui il veut. Cela a fait établir des lois propi'cs à défendre l'innocence des citoyens. A Athènes , l'accusateur qui n'avoit pas pour lui la cinquième partie des suffrages payoit une amende de mille dragmes: Eschines,quiavoitaccusé Ctésiphon, y fut condamné (3). A Rome , l'injuste accusateur étoit noté d'infamie ( 4 ) i on lui imprimoit la lettre K sur le front. On donnoit des

(i) De privatis horainibuslata;. Cicéron, de le g. liv. III. — (2) Scitum est jussam inoranes. Cic. ibiil. — (3) Voyez Philostrate, liv. 1, Vie des sopbistey , Vie d'Eschiiies. Voyez aussi Plutarque et Pbotius. — (4) Par la loi Piemnia.

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gardes à l'accusateur pour qu'il fût hors d'état de corrompre les juges on les témoins (i).

J'ai déjà parlé de cette loi athénienne et romaine qui permettoit à l'accusé de se retirer avant le jugement.

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