‹ De l'esprit des religionsChapitre 144 sur 222 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Pe la propriété des Signes, en rçliflio».

De même que les apparitions sont les voies intermédiaires ppr où la Divinité fait connaître ses volontés, les $igne? matériels du culte sont les Toiçs par où el\e répand ses grâces et manifeste &$ puissance ; ce que l'homme n'a pas la vertu de pro-r «luire par lui-même, Dieu le lui fait opérer p^r rentremise d'un objet quelconque.. Voilà pourquoi Jtfpïse , lorsqu'il voujut couvrir d'ulcères les Egyp-^ 4ieqp, Ait obligé de jeter de la cendre dans les airs , et éleva sa verge sur la mer f pour ep diviser les eaug. Jésus-Christ témoigna aussi la nécessité des pignes , lorsque, pour rendre la vue à un aveugle , j| oignit ses yeux gvec de bi boue.

Puisque la grâce ne se communique que par des signes , il ne faut pas s'étonner si toutes les religions en ont formé la partie essentielle du culte ; c'est là le motif des cérémonies symboliques chez tous les peuples j et notamment le but des sacremens de la loi ancienne et de la loi nouvelle.

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