‹ De l'esprit des religionsChapitre 153 sur 222 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

De quelle manière la Loi civile usurpe sur la puissance

canonique.

La célébration du mariage est un acte purement religieux : l'umrjirde l'homme et' de la femme, telle que le dogme l'envisage , ne peut être légitimée que par la religion» Dans tous les temps elle a exigé un caractère de sainteté qui en fait toute la force ; et la loi n'a dû statuer que d'après le lien spirituel.

Cependant on a suivi d^autres principes ; le mariage est entièrement soumis au temporel, depuis qu'on lui a substitué une célébration civile. Car , si la légitimité dépend de Pacte civil , et non de l'acte canonique, il est clair que la religion n'a plus qu'un pouvoir passif, subordonné à la volonté des contractais. D'ailleurs , la religion , mieux que la loi , connaît les empêchemens que la nature apporte au mariage ; et il peut arriver néanmoins que ce qui est valide pour l'une ne le soit pas pour

l'autre : nouvelle source de contradictions entre I deux puissances qui doivent toujours agir de con-L cert ! 1

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