‹ De l'état actuel de la Grèce et des moyens d'arriver à sa restaurationChapitre 36 sur 41 · II. Instruction publique et affaires · texte numérisé non relu

II. Instruction publique et affaires

ecclésiastiques.

D'après les développemens que nous avons donnei, la haute instruction, confiée à l'université et aux colley royaux, sera du domaine de l'état, sans que la concurrence des communes en soit exclue pour l'établissement des cours spéciaux. Il est impossible de porter

Ihinivershè à Soft complet dans les premières années, il en sera de infime pou* lès académies des sciences, des lettres et des beaux arts} 300,000 drachme* suffiront d'abord pour ces institutions. Lé» frais du premier établissement étant extraordinaire*, on lés couvrira au moyen des ressources que l'emprunt ouvrira au pays. La même sommé aéra requise pour les collèges royaux. L'instruction intermédiaire dans les écoles helléniques et l'instruction primaire étant à la charge des commuues, le gouvernement n'entrera dans cette affaire que pour seconder les efforts dés municipalités, des diocèses et des éparchies,etpoùr surveiller lés écoles. De même l'instruction ecclésiastique et les fonctions du clergé appartiennent au synode. L'église elle -même a ses propres reVénus, et ce n'est que pour f suppléer en cas de première nécessité que l'état intervient jusqu'à ee qu'on règle ses autres rentes et qu'elles suffisent aux besoins du clergé et de ses institutions.

Quant à l'administration des collèges et des autres établissement d'instruction, le ministre chargé de cette branché- là sera en correspondance avec leS éparches, qui sont Sous ce rapport ses représentons dans leurs provinces; mais ces derniers ne pouvant pas euxmêmes entrer dans le détail de ces affaires, doivent avoir chacun un conseiller pour l'instruction publique. C'est par lui que l'éparche dirigera cette branche de l'administration. Le conseiller Sera au moins en même teins l'inspecteur de toutes les écoles de la province, qui seront surveillées de leur côté par des commissions locales dû choix de la municipalité. Le conseiller royal se mettra donc en rapport avec les préfets, lai démogérontes et les commissions des écoles, sur tout ce qui regarde leur établissement, le contrôle des enfans tenus de les fréquenter, les écoles normales et

hellénique* ou techniques, et les collèges royaux fie la province, sur lesquels il fera ses rapports en référant à léparche assisté de son conseil, soit pour soumettre les affaires courantes à sa décision, .soit afin de préparer les comptes qui doivent être rendus au ministère. L'université avec, tous les établissemens qui en dépendent, y compris les académies, recevra donc pour la première

période 300,000 drachmes

Les collèges royaux 300,000 ?

Secours à accorder aux écoles

primaires et intermédaires . 125,000 ~ Secours à accorder aux églises . 100,000 -

Administration . 75,000 =

En tout . . 900,000 drachmes.

En destinant la somme de 300,000 drachmes aux collèges, il est bien entendu qu'on pourra en dépenser un tiers en bourses royales; on entrera ainsi dans Ja voie que nous avons indiquée |>lus haut, c'est-à-dire qu'on ouvrira aux jeunes grecs qui se distinguent, la perspective de recevoir leur éducation .aux frais de l'état, ce qui excitera l'émulation parmi les élèves, en sorte qu'on pourra plus sûrement imprimer à l'instruction publique le caractère réclamé par les intérêt? du pajs et de la royauté. D'un autre côté, les états financiers de différens collèges seront augmentés au moyen des sommes que les élèves seront tenus de verser dans la caisse, de l'établissement

. 111. Administration de l'intérieur.

L'administration de l'intérieur, ttîle que' nous Pavons proposée, sera peu -dispendieuse pour le trésor public;' les communes devront pourvoir à leurs besoins locaux, ainsi que les diocèses et les épetrchies qui auront leurs caisses dotées d'une grande partie dés impôts indirects pour faire face aux besoins et aux étâblissenièns éparchiqueS. 11 n'y a donc que les préfets, les conseils éparchiques ' et les éparches qui seront sur l'état du ministère dé l'intérieur. 11 ne sera pas mémo' nécessaire de nommer dès le commencement des préfets dans tous les diocèses ; il, suffira dans beaucoup d'endroits pour remplir leurs fonctions, d'un membre de la démo* gérontie désigné par l'éparche, moyennant Une récompense qu'on lui accordera sur la liste du ministère de l'intérieur. Lé ministre de ce département correspondra directement avec les éparches , et par eux avec les préfets et les démogérontes , pour tout ce qui regarde la police et la sûreté intérieure, les routes, les' postes, l'agriculture, les mines et lés forêts, les métiers, les fabriques, le commerce, la navigation et l'état sanitaire du pays. Deux conseillers au moins dans chaque éparchie seront requis pour ces différentes branches de l'administration: on pourra leur adjoindre des aspirans qui voudront se préparer pour le service public, après avoir fini leurs études. Outre cela, il y aura encore une branche d'administration à joindre au ministère de l'intérieur. On doit former un conseil de santé à ses côtés, composé de trois médecins destinés à examiner ceux qui veulent exercer, et à les surveiller dans le pays, ainsi que les pharmaciens. Jusqu'à présent la population malheureuse est presque entièrement livrée aux charlatans et aux vieilles femmes

dont les procédés téméraires tuent pin* de monde que les maladie*.

Cette commission de trois membres fr 9,000 drachmes chacun, sera donc portée rç 24,000. tes commimmims se partageront km éparchie* de 1% Grèce continentale, du Péloponèse, des îles* peu* fnire iioe foia chèque année l'inspection sanitaire. Le* iconseU* éparcbiques doivent trouver les moyen* de, placer dans chacune d'elles un médecin en chef chargé de 1* direction des hôpitae?, des contrôles immÊdiajts des pharmaciens et des médecins subalternes* De plu*, l'intérêt public exige qu'il y en ait un de la sorte dans chaque diocèse, qu'on entretiendra en partie aux frais de sa caisse; enfin les communes des ville* plus cposidérehlea seront tenues d'ouvrir des souscriptions p*rmû les familles, afin d'assurer une existence à celui que le conseil aura approuvé* Ces médecins seront également chargés de surveiller dans les ports l'état sanitaire de l'arrivage,

Outre cela, il y a encore une dépense sacrée qui doit être portée sur l'état 4e l'intérieur. Nons avons indiqué ph}f haut quelle est la manière le plus convenable de pourvoir feux besoins et à l'instruction des orphelins. En ; joignant ton secours, quo réclament les veuves indigentes des hommes morts pour la patrie, on trouvera que la somme k accorder pour ces besoins ne peut pas aller an deln de 300,900 drachmes.

L'administration des poste*» qui sera également du ressort du ministre* de l'intérieur* ne parait pas dans le budget, puisqu'elle doit prendre sur ses propres caisses dont le revenu net est versé dans le trésor public.

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drachmes chacun ..... 165^000 *

47 préfets à 4000 chacun . . . 192,000 * Conseil de médecins . 24,000 *.

Secours à accorder aux veuves

et aux orpkçlios 300^000 *

1& mm met 1 | ■ 1 * .. », . ■ .

En tout . . 309*000 drachmes.

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