A TAPEUR
Eitratt da Rapport d^e Commission Domméo au port de ToqIob, en septembre 1836, pour etaminer le projet d^ordonnance sur les bateaux à vapeur préparé par la Direction générale des Ponts et Chaussées et des Mines. (M. LérftQCB, ingénieur de la Marine, rapporteur de la Commission.)
Les recherches des savants sur les explosions des chaudières à vapeur, l'examen des circonstances qui ont précédé ou suivi ces accidents, conduisent à les distinguer en deux genres: les unes, provenant d'un accroissement graduel de la tension de la vapeur, peuvent être prévenues par les soupapes ordinaires, surtout par les soupapes manométriques ^ et elles ont rarement des suites fâcheuses ; les autres , qui ne sont annoncées par aucun de ces moyens , sont produites par la formation instantanée d'une grande quantité de vapeur qui tient à un défaut partiel ou total d'alimentation.
Si l'eau cesse d'arriver dans la chaudière et qu'elle continue à fournir de la vapeur au moteur, le liquidé s'abaisse progressivement et laisse à sec une certaine partie des conduits de feu ; ces derniers , en contact avec la flamme , deviendront incandescents et communiqueront une haute température à la vapeur, dont la tension pourra ne pas augmenter. Si on fait entrer brusquement de l'eau ^ans la chaudière, cette eau , arrivant sur des surfaces rouges ou mélangée avec une vapeur qui lui cède une grande quantité de calorique , se convertira subitement en fluide élastique i et produira une force vive capable de briser les chaudières les plus fortes. Si les plaques fusibles, les soupapes de sûreté, donnent alors passage à la vapeur, la dépression qui en résulte produit dans la chaudière un bouillonnement qui divise le liquide en globules , le rend très propre à s'approprier l'excès de calorique , et hâte le désastre que l'on veut éviter.
Il est une cause des explosions produites par une formation instantanée de vapeur. C'est l'accumulation du sédiment provenant des sels que les eaux de la mer surtout contiennent en abondance. Une couche épaisse de ces sels se trouvant intercalée entre la paroi de la chaudière et l'eau, cette paroi rougit , se dilate , et peut briser la couche de sédiment ; l'eau , frappant alors le métal surchaufié, développe brusquement une quantité considérable de vapeur au moment où la cohésion du métal est afiaiblie par une haute tempe-