‹ De l'état actuel de la navigation par la vapeur et des améliorations dont les navires etChapitre 72 sur 125 · S. 020 1. 000 1. OSO 1S-C.830 0.058S · texte numérisé non relu

S. 020 1. 000 1. OSO 1S-C.830 0.058S

Ce tableau montre que le Tolume total des chaudières du Lavoister, le tolume de flamme et de fumée , celui de Teau soumise à Tévaporation , ainsi que la surface totale de chauffe, sont dans un plus grand rapport que poqr les chaudières du Sphinx 9 tandis que le Tolume des réserToirs de Tapeur est proportionnellement moindre. On ne peut donc attribuer les défauts des chaudières du Lavomer qu'à cette exiguïté des capacités qui doiTent tenir en réserTe la Tapeur produite. Atcc les dimensions actuelles, si leurs distributions intérieures aTaient été proportionnées sur celles du Sphinx , ces chaudières

232 NOTE XI. — OBSERVATIONS SDR LES CHACDlàRES DU LAYOISIKB.

MHZ 9. C7

auraient pu être de la force d'au moins— T-f-—= 249 chevaux: je dis au

moins , parce que Téchelle de ces proportions décroil à mesure que la puissance des appareils augmente.

Si Ton examine de plus près les distributions intérieures des chaudières du Lavoisier^ qui ont quelque analogie avec celles de Maudslay, on voit que la variation de hauteur des conduits de chaleur est prise en entier dans Tespace des foyers , dont les dômes ont une très grande inclinaison , ce qui oblige à tenir un niveau général d'environ 32 centimètres d'eau sur toute l'étendue des dessus des carneaux; tandis que dans les chaudières Maudsiay, les dômes des foyers étant moins inclinés et la plus grande élévation des carneaux ayaot ^eu vers leur extrémité la plus froide, il sufiGt de donner 20 centimètres d'épaisseur à l'eau qui couvre cette dernière partie des carneaux pour conserver encore 32 centimètres d'eau sur la partie postérieure des foyers. LMnclinaison des dômes des foyers procure un prisme d'eau d'épaisseur considérable à la partie antérieuire ; M. Maudslay réduit ce volume d'eau inutile en formant une rentrée en doucine dans le haut de la façade de ses chaudières , où il loge les appendices de l'appareil , dont il évite ainsi la saillie.

Ainsi deux moyens se présentent pour remédier aux vices de construction de l'appareil évaporatoire du Lavoisier. Le premier, le plus rationnel, mais le plus coûteux, et qu'on devrait employer s'il s'agissait de la construction d'un nouvel appareil ou d'une forte réparation à faire à celui du bâtiment, serait de réduire les hauteurs exagérées des carneaux et par suite le niveau du liquide aux proportions convenables déterminées par la pratique; le second, beaucoup plus simple et surtout d'une application plus immédiate aux chaudières du Lavoisier^ ainsi qu'à celles que doit prendre le Caméléon , entièrement semblables et déjà construites, est celui qui consiste à agrandir les réservoirs de vapeur en plaçant sur chaque couple des quatre compartiments de l'arrière un coffre semblable à celui d'un des deux compartiments de l'avant, et communiquant l'un à l'autre par un tuyau. Les coffres à vapeur réunissant deux à deux les quatre compartiments de l'arrière auront même hauteur (1°».00) et même longueur (2°».00) que les coffres de l'avant; leur largeur sera de 1°>.80 afin de recouvrir, moitié par moitié, les deux compar*» timents correspondants. Leur capacité sera donc de 3"'.60 -f- S^'.GO = 7"'.20, qui ajouté à 31""*.98 donnera 39"M8 pour le nouveau volume de la vapeur

en réserve des chaudières du Lavoisier^ ou bien -r^=: 0.17809 par force de chevaK

IfOTE XI. — OBSBRYAT10N8 SUR LA GHAUBliRB DU BRASIER. 233

L'application immédiate de ce dernier moyen à Tappareil du Caméléon a réalisé complètement nos prévisions lors des épreuves de ce bâtiment.

En se reportant encore au tableau ci-dessus, on voit que le volume de vapeur en réserve des chaudières du Lavoisier aurait été suffisant si les machines avaient eu une régulation semblable à celle des machines Maudsiay (sans faire disparaître toutefois Tinconvénient résultant du peu de hauteur du tuyau de prise de vapeur au dessus du niveau de Teau); puisque ces dernières consomment \ de moins de vapeur que celles du système Sphinx , c'est-àdire que le volume de vapeur par cheval des chaudières Maudsiay doit être de ^ X 0.17601 =0,14081. Nousaurions appliqué la régulation Maudsiay aux machines du Lavoisier^ si nous avions pu disposer de ce bâtiment, qui était sur le point de partir pour le Levant, et s'il n'avait pas été plus simple de lui construire deux colTres à vapeur supplémentaires pour corriger l'insuffisance de ses chaudières à fournir de la vapeur.

Observations sur la chaudière du bâtiment à vapeur de 100 chevatuchu Brasibr.

(Toulon , février 1840.)

2. Le capitaine du Brasier avait signalé la (aiblessê de la puissance évapora toire de la chaudière, les difficultés d'y obtenir un tirage suffisant, et par suite l'augmentation de la consommation journalière de charbon.

Le tirage de la chaudière a été sensiblement amélioré en réduisant les autels des foyers à une hauteur convenable pour le passage de la flamme , mais principalement en substituant aux barreaux des grilles en fer forgé, dont l'intervalle pour le passage de l'air avait été porté à 27 millimètres , les anciens barreaux de grilles en fonte dont l'intervalle n'est que de 12 millimètres , suivant l'usage général. Avant cette substitution, le menu charbon enflammé , passante travers les grilles , encombrait promptement les cendriers et produisait dans cette partie une élévation de température qui n^uisait considérablement au tirage.

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