‹ De l'état du chlore sanguin dans les néphrites avec rétention chloréeChapitre 11 sur 39 · DO · texte numérisé non relu

DO

Il considère comme normaux les chiffres oscillant entre 0,45 et 6,65. Pour nous, quoique confirmant l’opinion d’Ambard, nous vroyons quil est actuellement fort prudent de n’admettre comme normaux que des Chiffres supérieurs à 2,10 et inférieurs à 1,90. Il paraît certain, que les rapports compris entre ces deux limites, s’ils sont pathologiques, ne répondent qu'à des troubles très légers. On ne peut pas en tenir compte, tant donné que pour le moment, il s’agit là d’une question en pleine évolution et qu'il convient de s’en tenir aux cas dont le caractère pathologique ne peut être discuté par personne. (Thiers)

Mais comment expliquer les divergences entre les

auteurs ?

Il faut, probablement, faire intervenir les deux facteurs suivants :

1° Tout d’abord les différences de technique, en apparence insignifiantes et qui tiennent nullement dans la technique chimique elle-même — mais dans les conditions suivant lesquelles le sang est prélevé et centrifugé.

2° Il est certain que rien n’est plus difficile que d'affirmer qu’un sujet est normal. Tout sujet hospitalisé est suspect à ce point de vue, le fût-il même pour une affection qui, à priori, ne semble pas devoir perturber l’équilibre chloré du sang.

Des réserves importantes sont à faire, à ce point de vue, dans les chiffres publiés par Laudat (C. R.S. B., 1929, 100-701). Deux de ses sujets avaient le rapport volume globulaire, volume plasmatique inversé.

Page 1