COMPLICATIONS DU NERVOSISME
les congestions du poumon ; les suffusions séreuses, et consécutivement la phlegmasiedeces membranes provoquée par la quantité surabondante de sérum; l’œdème et l’anasarque, les eschares du siacrum et des trochanters, les paralysies musculaires ou sensoriales, les contractures, etc.
Parmi ces complications, la tuberculisation pulmonaire est là plus redoutable, et ce qu’on sait de l’influence des chagrins prolongés, de la mélancolie, des passions dépressives et surtout de l’alimentation insuffisante, conséquence de tout état moral grave, sur le développement de cette nosorganie montre ses rapports avec le nervosisme. C’est un fait signalé par Morton (1), par Banmès, par Vicqd’Azyr (2), par Lorry (3), par R. Whytt (4), par Tissot (5) , par Louyer-Villermé (6) , par Laennec, etc. Ce dernier s’exprime en ces termes : (( Parmi les causes de la phthisie pulmonaire, je « n’en connais pas de plus certaines que les pas- (( sions tristes, surtout quand elles sont profondes « et de longue durée; et il est à remarquer que la (( même cause est celle qui paraît le plus contri-
(1) UoRTO^, l)e phthisi, cap. iv.
(2) Encyclopédie méth., t. II, p. 275.
(3) De 7nelancholia.
(4) Traité des maladies nerveuses, hypocondriaques et hystériques. Paris, 1777.
(5) Loc. cit.
(6) De l’hypocondrie, t. II, p. 452.
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« biier au développement des cancers et de toutes (( les productions accidentelles qui n’ont pas d’ana- (( logiie dans l’économie animale. C’est peut-être à (( cette cause qu’il faut attribuer la fréquence de <( ces affections dans les grandes villes, etc. (1). »