‹ De l'état nerveux aigu et chronique, ou, NervosismeChapitre 11 sur 33 · CAUSES. — HÉRÉDITÉ · texte numérisé non relu

CAUSES. — HÉRÉDITÉ

§ 3. Tempérament iiep>cux.

Le tempérament nerveux qui prédispose l'organisme aux différents troubles connus de l'appareil de l'innervation, favorise avant toute autre cause le développement de l'état morbide dont je parle. 11 semble en effet que la multiplicité des pbénomènes morbides de l'état nerveux soit plus en rapport avec la constitution générale du sujet que l'apparition des convulsions ou des paralysies essentielles, par exemple.

§ 4:. Hérédité.

Uinfluence héréditaire (\m résulte de l'impression génératrice a la plus grande action sur le développement des névroses spéciales, épilepsie, éclampsie, aliénation, et sur la production de l'état nerveux en particulier, spécialement de l'état nerveux chronique. Il y a, dans ce cas, hérédité de similitude. C'est l'opinion de Van Swieten (t. III, p. 402); de Viridet {Traité des vapeurs, p. 47) ; de Willis [De mord, convuls., cap. i, p. 8); d'Andrée (p. 101); de Perry (A mechanical account of the hystérie passion. — London, 1775, p. 195); de Pomme (t. I, p. 17); de Tissot, de P. Lucas dans son magnifique Traité de r hérédité naturelle (1) et de tant d'autres médecins qu'il serait trop long de nommer ici.

Les enfants échappent quelquefois aux névroses

(1) Paris, 1847-1850. 2 vol. in-S».

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mentales, douloureuses, paralytiques et convulsives, observées chez leurs parents; mais il est rare qu'ils n'offrent point, au moins à un faible degré, la disposition nerveuse morbide de ceux qui leur ont donné la vie. C'est une hévédïié par métamorphose, La maladie des parents se transforme, et la folie du père ou de la mère, les paralysies nerveuses ou les convulsions dont ils étaient affectés, se traduisent souvent chez les enfants par une irritabilité physique et morale dont le résultat est une maladie nerveuse protéiforme.

§ 5. Faiblesse orig^inelle ou acquise; éducation.

La faiblesse originelle on acquise est toujours accompagnée d'une très-grande excitabilité du système nerveux, et à ce titre elle prédispose singulièrement à l'apparition des phénomènes nerveux multiples qui caractérisent l'état nerveux. « Jiœenes midierculœ, quœ simt sensihilioris gêner is nervosi, texturœ tenerioris. (Arétée.)

U éducation molle ^ énervcmte, efféminée de certains enfants auxquels on fait peur de tout ce qui les entoure, dont on excite prématurément le cœur et l'imagination aux dépens de l'intelligence par une ridicule sensiblerie, ou par des lectures romanesques et des narrations fantastiques ; les rêveries prolongées qui détournent l'attention des choses trop réelles de la vie commune ; le fanatisme reli-

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