‹ De l'état nerveux aigu et chronique, ou, NervosismeChapitre 6 sur 33 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

nelle (1), et qu'on envisage comme la conséquence presque exclusive de l'anémie, sans vouloir penser que cette altération du sang est aussi souvent la conséquence que le principe du mal. Je considère ces faits d'une façon différente, car ils rentrent dans la catégorie de ceux que je me propose d'étudier, et j'ai été heureux d'en pouvoir faire mon profit.

Tant d'exemples, récents et anciens, d'une signification évidente ont simplifié mon travail, et l'observation minutieuse, exacte et complète de tous les symptômes offerts par les malades m'a fortifié dans le désir de faire prévaloir une idée dont je ne serai peut-être que Téclio affaibli et impuissant. La tentative que je fais aujourd'hui pour constituer à l'état de névrose particulière, l'état nerveux ou /?^/'vosisme, a déjà été faite au siècle dernier par Robert Whytt, et de nos jours encore par Pougens, M. Cerise, etc. Elle n'a que très-médiocrement réussi, car la nosographie n'en a aucunement profité, et la connaissance de cette névrose est encore aussi incomplète que peu répandue. Si, parmi les maîtres de la Faculté de Paris, à laquelle j'ai momentanément l'honneur d'appartenir, il en est qui lui dénient l'existence, ainsi qu'on peut le voir dans un discours de M. le professeur Piorry, à l'Académie de

(I) p. YvAREN, Des métamorphoses de la syphilis.

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