Livre grandement érudit, mais où
sans le vouloir, semble favoriser le P rtS nanisme. Il s’en tire par inconséquence-
l)ü DROIT EC<
Moscou!us. De Majestatc militantis ccclesiæ. Venise, 1602; in-4.
Motta. De metropolico jure. Venise, 1726; in-4.
Uonra. De incantationibus. Ebora, 1620; in-folio.
t Muzarelli. De auctoritate romani pontificis in conciliis generalibus. Gand, 1815 ; in-8, 2 vol.
On ne saurait trop recommander tous les livres et opuscules de ce savant jésuite. -
^îarbona. De appellatione virarii ad episcopiun. Tolcde, 1615; in-4.
t Navarri. Opéra omnia canonica. Cologne, 1616; in-fol., 5 vol.
Martin Azpilcueta, surnommé le docteur de Navarre, débuta dans le professorat à Toulouse et à Cahors. Pendant quatorze ans, il professa le droit à Salamanque, et pendant vingt-six ans à Coïmbre, puis il se retira à Varosaïn, sa ville natale, pour y passer sa vieillesse dans la prière et le silence. Mais ayant appris que l’inquisition poursuivait son ancien protecteur Barthélémy de Carranza, archevêque de Tolède, il partit pour Rome, quoique octogénaire, pour aller le défendre auprès du pape. Il y fut reçu avec vénération ; S. Pie V -et Grégoire XIII voulurent le garder près d’eux ; il resta, en refusant toutes les dignités; il conserva à Rome , jusqu’à sa mort (1586), ses habitudes pieuses et laborieuses ; il donnait aux pauvres tout ce qu’il possédait ; il avait tellement l’habitude d’ètre charitable, que sa mule s'arrêtait quand elle passait devant un pauvre. Il fonda et dota l’hôpital de Sainte-Lucie dans sa patrie. A Coïmbre, sa maison était l’asile des malheureux. Peudant le jour,-on le trouvait occupé à étudier ou à donner des décisions; le soir il visitait les hôpitaux, servait les pauvres malades, les consolait. Jamais il ne manquait à dire la messe, et observait tous les jeunes ; il était distingué entre tous par sa science et surtout par son beau et généreux caractère, ^eri. Praxis inquisitoria. Florence, 1685;
Me Xcvo. In décrétales comraentaria.
Venise, 1585; in-fol., 2 vol.
Picolai I. Papæ, epistolæ. Rome, 1542;
in-fol. Très-belle édition.
ÎViffrI. De exemptione canonica. Anvers, 1593 ; in-fol.
«liva De foro ccclesiæ. Gènes, 1678 ; in-fol., 3 vol.
Mptotus Malins. De cavcndo schismate
LÉSIASTIQUE. 57
ad ccclesiæ gallicanæ præsules liber paræneticus. 1640 ; in-8 de 39 pages.
Ce livre de Charles Hersent, un des plus insolents à l’endroit des libertés gallicanes, est devenu fort rare ; la secte le supprimait avec fureur ; il fut écrit à l’occasion du bruit. répandu de la création d’un patriarche en France.
Il y a une réimpression sous la même date
qu’on trouve plus souvent. La bonne édition doit être suivie de l’arrêt qui condamne ce livre et de la signification, qui manque dans la réimpression.
f OrsI. De irreformabili romani pontificis in definiendis fidei controversiis judicio. Rome, 1771; in-4, 3 tomes en 5 vol.
— Délia origine del dominio c délia sovranita de romani pontefici sopra gli stati loro temporalmente suggetti ; avec les notes de Ccnni. Rome, 1754; in-12.
— De romani pontificis in synodos œcumenicas et earum canoncs potestatc et dissertatio demonarchia ecclesiastica. Rome, 1740 ; in-4, 2 vol.
Excellents livres. — M. Dupanloup a publié une éloquente brochure sur le même sujet.
Ortiz. De politia et immunitate ecclesiastica. Rome, 1610; in-4.