‹ De L'Évacuation Spontanée De Certains Abcès Extra-Duraux À Travers L'Écaille TemporaleChapitre 3 sur 12 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

assez ; souvent envahie par des. germes eu au cours dodo # otites aiguës ou chroniques. 7

La propagation de l'infection du foyer extra-crânien vers l’en-. docrâne se fait suivant différents processus dont le plus fréquent est l'ostéite qui aboutit à la formation d’une fistule. L'infection trouve alors devant elle une barrière dont la résis- nr

tance est limitée : la dure-mère. Celle-ci réagit en s'épaissis-.

sant; puis sous la pression du pus, elle se décolle de la paroi crânienne. Cette collection purulente, comprise entre la duremère et l’os sous-jacent, constitue l’abeès extra dural.

Il marque la première étape dans l'évolution de l'infection vers les méninges et quand il est diagnostiqué et opéré à temps, il guérit facilement. $

- Si l'on n'intervient pas, la dure-mère dénudée, après avoir résisté pendant un temps variable, s’altère et laisse passer les germes, qui se localisent au parenchyme cérébral si des adhérences se sont créées; sinon. ils envahissent les méninges.

Cette évolution est la règle, mais on a cependant signalé des cas exceptionnels où l’abcës s'évacue spontanément à l'extérieur et guérit sans que l'infection ait eu le temps de passer à une étape plus profonde. Déjà Micxow, en 1898, avait altiré J'attention sur cet heureux processus « le pus, compris entre une : paroi osseuse inextensible et la dure-mère adhérente, est maintenu sous une assez forte pression et cherche à se faire jour à travers les orifices anatomiques ou pathologiques de cette

paroi ».

Re le verrons, variable; quant a aux régions anatomiques … lesquelles se ? collecte de pus, elles diffèrent suivant Le er de. es

cours de nos ni nn DEN MES ET N UE te | Parfois, le pus, cherchant une issue à re suit une : 70 -Anatomique DrÉOREE filant soit par certaines sutures

crâniennes : :

| Temporo- occipitaie. PAGE à a VAR hi) THIGPEN, Zeitschrift f. 0 XXX, LE RE LA Re Lt BRAUNSTEIN, Archiv, f. 0: 1902. AR COM Li ES VER "e Lannoirs, Lyon Médical, 4905: + ; Le TN A RE

RaourrT, Rev. de Laryngologie, 1908.

Divam, Khirurgia Moskova, 1911. Au

k La Pariéto-occipitale. ER , 4 ; LanNois & MONTEHARMONT, ie Médical, ee SR RES , / VE / Le ere LS ROSE Pétro-squameuse. PROS | j ? ar) PTE MARNE EM l LL FREE RäAmapDier, Obs. inédite. e KART soit par des orifices anatomiques : 2 RCI ATEN

SE

Trou de l’éÉmissaire mastoïdienne.

Knarr, Zeitschrift f. O., 1894. NER Granr, Clinical Journal, 1912. S

Trou déchiré antérieur.

| BraUNSTEIN, Archio. he Q 1902.

Trou déchiré postérieur.

KesseL, th. Giessen, 1886. $

Rossi, Com. Acad. Rome, 1889. |

G. Laurens, Congrès Bordeaux, 1904.

BouLay, Rev. de Laryngologie, 1906. re A Davis, Roy. Medic. Soc. London, 190. Le

pour gagner les espaces péripharyngés. | ie |

Trou Os FAR PET à RP. LanNNors & Donroue Fons de e Laryngologie, 1903 . RS RS FREMonr, FO A0 &

C7 © Connets 14; 1907. NT TN RE

vers les muscles 6 Ja nuque.

Dee ne Verhand. d. d. Otol. Gin Brédu Leurerr, Archio. f. O., 1896.

ScauLzE, 1d., 1904. 2? a

envahissant l'articulation atloïdo-occipitale etle canal rachidien.

D. défaut de voie préforméeé, le} pus attendra que les progrès … de l'ostéite destructive, nécrosant peu à peu la paroi osseuse de

dedans en dehors, lui aient frayé un libre chemin vers l'exté-

rieur, éventualité la plus fréquente, Habituellement, c'est dans les cavités de l' oreille moyenne que le pus s ’évacue :

‘à er une perforation du tegmencantriscs tar HoFFMANN, Zeitschrift PHONE PIT Hgcke, Archiv. f. O., XXX, III, 1892.

Kraer, Laryngoscope, 1905.

Bonoy, Monatschrift f. O., 1912.

Assez souvent, la perforation se produit plus loin. à travers

un des os du crâne et au point de moindre résistance; aussi est-ce à travers l'écaille temporale qu'on l'observe’le plus fré- quemment ainsi que le confirme le tableau suivant :

Occipital.

Luc & GÉRARD-MarcHanNT, Arch. Internat., 1896. Goris, Com. Acad. Médec. Belgique, 1903.

G. Laurens, Congrès Bordeaux, 1904. SEBILEAU, Obs. inédite.

Pariétal.

HansserG, Arch. of Otology, 1895.

Micxon, Compl. sept. otites moy. supp., 1898. Cravasse, Archio. Internat., 1904. |

ï Pororr, Rev. Mens. Russe Mal. Oreilles, 1909. Laxe-Ricaarp, Journal of Laryngology, 1917.

René Moreaux, Paris Médical, 1917.

É (Temporal.

de ‘Arch. of Chi 1894. à UT UT ke # A ü Lannois, Rev. Hebd. Laryngologie, 1903. + Ter Kuire, Soc. Néerl., 1903 (in ss oh = Du, Rev. Hebd. Laryngologie, RAR, SR AT

RUTTIN:#1d.,:1909 111.

D Bd 1e Médical 1920.

-HauTaNT (4), Obs. inédite. :

SHTREIKHER, JOurn. de Médecine, ils, 1906. è

= Poxov, Rev. Mens. Russe Mal. Oreilles, 1909. + He Bronée, Soc. Belge Otologie, 194. te

NA" } d'A FRN

moins complètes que nous avons pu réunir, si l'évacuation Spontante modifie la symplomalologie habiluelle de l'abcès extra-dural. RE

- (1) Nous adressons nos plus vifs remerciements au Docleur HAUTANT qui nous a

. suggéré ce travail et qui a bien voulu nous communiquer son intéressante observation. & (2) Il nous a été impossible de nous procurer à la Bibliothèque de la Faculté ces à dernières obser vations mentionnées dans l’{ndex Medicus. s :

Bonny, Monaïschrift f. Fa 1909 A . Fi . dr

te est an ce dernier A que. les abcès i: (à Ke jè , # Rérchiale moyenne se collectent dans la fosse temporale. Gers sont eux seulement. que nous envisagerons dans cette étude; 4 | nous verrons, malgré ce petit nombre d'observations plus ous UE

HR Kax (2), Journ. NPA Amsterdam, 1920. FR a ge É |

ne *

PAT Ÿ otorrhée). LOS PS LA | |

RU EPOLOGIÉ \ | AT

Les abcès extra-duraux qui s'extériorisèrent dans la fosse temporale furent observés surtout au décours ‘d'affections oli-

ques aiguës; (5 fois dans les affections aiguës, 3 fois à la suite

d D' après nos one ils siègèrent aussi souvent à droite ui ‘108 | (obs. I, IV, VI) qu'à gauche (obs. I, VI, VII. ne “#0n,les rencontra chez des malades du sexe masculin, entre 16. N

me let 55 äns, mais plus particulièrement vers l’âge de 30 ans. 4

La plupart apparurent après plusieurs mois (2 à » mois après te he

le début de l'affection auriculaire) mais certains envahirent la

fosse temporale au bout de 5 semaines (obs. IV et VI); semble dans ce cas que la nature grippale de l’olite ait eu une 248 certaine influence sur la marche de l'affection. nié 7:

Il. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE Fa.

L’abcès élait presque toujours unique, développé soit à la “a face interne de l’écaille temporale, soit sur le plancher ke la ee fosse cérébrale moyenne au-dessus du toit de l’antre ou de 14 l’attique. Deux fois (obs. V et VI) il occupait les fosses céré- à

brales moyenne et postérieure, et dans un de ces cas (obs. VI),

labcès de la fosse cérébrale moyenne était consécutif à un ç

-abcès périsinusal.

La dure-mère, réagissant autour de l’abcès, était généralement ivfiltrée par un exsudat fibrineux. Tantôt rouge, très con-

gestionnée dans les cas aigus, tantôt récouverie de grarula tions molles, , rougeatres, de fongosités friables pouvant atteindre une épaisseur d’un demi- centimètre. Le Docteur Hauranr suivit parfaitement chez son. malade ces trainées fongueuses allant de la partie interne du sinus vers la fosse céré-

brale moyenne.

L'os sous-jacent ne présentait parfois que de simples lésions

de congestion ou d’inflammation, mais très fréquemment, il

était atteint d'ostéite et de nécrose. Dans le cas de REULING, la

face interne de l’écaille était perforée d’une multitude de pertuis “

‘par où s'échappait du pus.

La fistule, en général unique, beat A de la perfo-

ration spontanée.

En arrière de l’épine de Henle;

En arrière et au-dessus du conduit auditif externe ;

Au-dessus de l’apophyse zygomatique ;

Au-devant de la racine du zygoma;

A la partie moyenne et inférieure de l'écaille.

Seulement dans le cas de Lannors (obs. VIT), il y avait deux fistules : l’une siégeait derrière l’épine de Henle et l’autre à la partie inférieure de l’écaille. Ë

Sa dimension était variable : pour Rurrix et Hauranr, elle était du diamètre d’une lentille; pour LANNoIS et Dieu, elle “atteignait les diménsions d’une pièce de vingt, cinquante et même cinq centimes. à Contenu : Le pus était crémeux; bien lié, non fétide, sous pression et sortait animé de battements par la perforation. La quantité retirée variait de deux cuillères à soupe à 150 grammes. Il contenait du streptocoque dans l'observation V. Le volume de l’abcès était très variable, peu important quand il siégeait sur le plancher de la fosse cérébrale moyenne, il était beaucoup plus gros quand il occupait les fosses cérébrales moyenne et postérieure ou quand il était développé à la face interne de l’écaille temporale, dans une zone où la dure-mère est facilement décollable.

Cette région a été décrite en 1881 par Gérarp-MaARcHANT dans

Le

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