CONCLUSIONS
Nos conclusions seront très brèves rt aussi simples que la ligne de conduite que nous adoptons lorsque des animaux atteints d'éventration sont confiés à nos soins.
Les travaux des physiologistes ont montré que la séreuse péritonéale joue un rôle protecteur certain, non seulement à l'égard du tube digestif, mais encore de tout l’organisme. A cet effet, elle dispose de moyens de défense variés, mais très efficaces.
En ce qui concerne le cheval, on a avancé que le péritoine chez cet animal, est infiniment plus sensible que celui des autres espèces. Il y a dans cette affirmation une. “part de vérité mais aussi une exagération certaine et il ne paraît pas douteux qu elle reste le reflet de maints accidents notés par les chirurgiens de l’époque prépastorienne. Tout au plus peut-on remarquer que l'organisme du cheval, aussi bien au niveau de la séreuse péritonéale que dans toute autre ‘région, a une.réceptivité très marquée pour les germes de la suppuration.
Malgré cela, grâce à l’asepsie et à l’antisepsie, il
OT. ve
nous est possible aujourd’hui d'intervenir dans des conditions beaucoup plus favorables que dans le passé, chaque fois que le péritoine subit une atteinte, soit chirurgicale, soit accidentelle.
En particulier, dans le cas d’éventration, lorsqu'il n'y a pas de lésions surajoutées des organes herniés, le vétérinaire se doit d'intervenir et de tenter la cure chirurgicale de l'accident. Très souvent le succès couronnera cette tentative, comme nous avons pu nous en convaincre nous-même,
Cette façon de faire est en opposition complète avec les idées de nombreux praticiens. Malgré cela, elle est d'accord avec les données scientifiques que nous avons exposées et, d'autre part, elle sauvegarde au maximum les intérêts du propriétaine qui, en cas d’abatage d'urgence de sa bête, est régulièrement la victime de bouchers peu scrupuleux.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, ROGER. HARTMANN.
Vu et permis d'imprimer :
Pour le Recteur de l’Académie de Paris, L'Inspecteur de l’Académie,
: £ BENAERTS.