‹ De l'existence de Dieu: Lettres sur la religion. Discours pour le sacre de l'électeur de CologneChapitre 110 sur 165 · Ep. lv, ad CorneL, pag. 88, éd. Baluz · texte numérisé non relu

Ep. lv, ad CorneL, pag. 88, éd. Baluz

3. Ad consortium te apostolorom , ac prophetarum securus exhorter; ut constanter despicias ac repellas eos , qui ipsi se christiano Domine privavere, Dec patiaris impios parricidas, sacrilega simulatione, de fide agere, quos constat fidem velle vacuare. Cùm enim clementiam tuam Dominus tanta sacramenti sui illuminatione ditaverit, debes incunctanter advertere, regiam potestatem tibi dod solum ad nmndi régi me n, sed maxime ad Ecclesia praesidium esse collatam ; ut au sus nefarios comprimendo, et qua bene snnt statuta defendas, et veram pacem bis qua sunt turbata restituas. S. Léon. M. Ep. cxxix, al. cxxv, ad Léon. Aug. t edit. Rom., 1755, tom. II, pag. 434, et in Conc. Chalced., part, ni, n.25.

dans, pour exercer cette pieuse protection. L'Église remonte sans cesse à la source : loin d'écouter la politique mondaine, elle n'agit qu'en pure foi , et elle n'a garde de croire que le Fils de Dieu, son Époux, ne lui suffit pas.

Ici représentons-nous le sage Maxi milieu, électeur de Bavière. Prince, c'est avec joie que je rappelle le souvenir de votre aïeul. 11 est vrai qu'il fit de grandes choses pour la religion : animé d'un saint zèle, il s'arma contre un prince de sa maison pour sauver la religion catholique dans l'Allemagne : supérieur à toute la politique mondaine, il méprisa les plus hautes et les plus flatteuses espérances pour conserver la foi de ses pères. Mais Dieu se suffit à lui-même, et le libérateur de l'Épouse de Jésus-Christ devait à l'Époux tout ce qu'il fit de grand pour l'Épouse. Non, non, il ne faut voir que Dieu dans cet ouvrage : que l'homme disparaisse ; que tout donc remonte à sa source; que l'Église ne doive rien qu'à Jésus-Christ.

Venez donc, ô Clément, petit- fils de Maximilien ! venez secourir l'Église par vos vertus, comme votre aïeul l'a secourue par ses armes ! Venez, non pour soutenir d'une main téméraire l'arche chancelante, mais au contraire pour trouver en elle votre soutien ! Venez, non pour dominer, mais pour servir ! Si vous croyez que l'Église n'a aucun besoin de votre appui, et si vous vous donnez humblement à elle, vous serez son ornement et sa consolation.

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