‹ De l'exploitation des chemins de ferChapitre 81 sur 109 · fl · texte numérisé non relu

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Dans celle |iéri(»ile de (|iiaiaiile-(im| années, la pioilnelion annuelh' (le la lonle el du Ter en I lanee a (lL'cn|)lé, mais TaiH'ineiilalidn n'a pas snivi nue niarclii! uiiilornie. |i;ins les Irenle premirrtis aimées, de; 18'20à 1850, la produclion delà lunle auj-nuMilt'ilc 8, ()()() lonnes enviioii par an, et celle dn ler de (»,()()() lonnes. A partir de 18r)0, c'esl-à-dire à partir du momeni où apparaissent les chemins de ter, l'accroissement de la produclion se précipite; de 18()l à I8(i2, la production de la tonte et du fer augmente, pour la jM-emière, de l();j,UOO tonnes; pour la seconde, de 128,000 lonnes. Une seule aimée remplace vingt années de la période Irentenaire que nous venons de considérer.

Diminution du prix du fer en France «lans une période de

quarante année**. — La diminution daus le prix du f"(;r a été signalée comme un des besoins les plus urgents de l'industrie et de l'agriculture; cette diminution est aujourd'hui un lait acquis, et elle a été réalisée dans un espace de temps trèscourt. Nous avons dressé trois tableaux qui montrent, les deux premiers pour les chemins de fer, le troisième pour l'industrie privée, la rapidité avec laquelle s'est effectué l'abaissement du prix des fers.

Le premier tableau indique les prix payés par la compagnie des chemins de fer de l'Est, pour les rails et les coussinets, dans une période de vingt années, de 1846 à 1866 :

Pour les rails, le prix descend de 550 f. à 182 f. 50 et à 185 fr. Pour les coussinets 245 155

Le second tableau, relatif au chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, embrasse une période plus considérable, 1828 à 1865; il comprend les rails achetés, en 1828, par le chemin de Lyon à Saint-Élienne 500 fr. les 1,000 kilogrammes. Quand la construction de la ligne de Paris à Lyon est décidée, en 1846, les rails sont payés 565 fr. ; en 1865, les

mûmes établissements métallurgiques sont obligés de se contenter de 185 et de 100 fr.

Sur le réseau de l'Est comme sur celui de Paris à Lyon et à la Méditerranée, comme sur tous les autres réseaux, une diminution de 50 p. 100 s'est produite dans un délai de vingt ans.

Le troiisième tableau donne les prix, à Saint-Dizier, des diverses qualités de fers fabriqués dans la Haute-Marne : fers martelés, laminés, fers feuillards, fers spéciaux, machines (fers en bottes). Ce tableau embrasse une période de trente années, et les prix ont été relevés sur les cours publiés par les journaux industriels. L'abaissement est moins grand que celui constaté pour les rails ; il est néanmoins considérable.

Le prix des fers martelés s'abaisse de 450 f. à 270 fr. la tonne.

— des fers laminés — 580 250 —

— des fers feuillards — 480 260 —

— des fers spéciaux — 500 265 —

— de la machine — 410 255 —

N° 1. — PRIX DES RAILS ET DES COUSSINETS ORDINAIRES EN FONTE DEPUIS LE COMMENCEMENT DE LA CONSTRUCTION DE LA LIGNE DE PARIS A STRASBOURG

jusqu'en 18C6.

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