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)j 3. — Uiie»ticMi d« la KiIucImmi d«> laxcs piHir U» voyageurs
de grand parcours.
HtmiMiidlfii twemwâéem «tt »m§ m t de ««lté ré«la««ioB. — Nous VCiiujis trindiquer les conditions lorl noiiibieuses dans lesquelles les compagnies françaises avaient abaissé les taxes légales |K)Ur le transport des voyageurs. A part les réductions qui ont un caractère spécial de charité, et celles qui ont pour but de déterminer le transport d'un nombre considérable de personnes |)our une attractim déterminée^ comme disent les Anglais, toutes CCS l éductions ne coneernent (juc de faibles parcours ; souvent int'iiic elles ne sont accordées qu'ij lu condition du double voyage aller el retour etreclué dans un temps tré^-courl, une journée, quarante-huit heures au plus.
On a reproché aux compagnies ces restrictions, et on leur a demandé d'abaisser dans une proportion considérable les taxes de voyageurs, el de réduire ces taxes à mesure que la distance à parcourir angnicnlciait. Kn termes techniques, on a demandé et on demande encore aux compagnies de chemius de ter d'appliquer au transport des voyageurs le système des tarifs différentiels en vigueur pour le transport des marchandises. Ou n'a pas demandé cet abaissement comme un drail, le texte du cahier des charges que nous avons cité étant trop précis : mais on a dit qu'en ne prenant pas une semblable mesure, les compagnies méconnaissaientlcurs propres ial(rcls, (prune énorme augmentation dans le uomlire de voyageurs ne tarderait pas à compenser les différences dt; recettes faites sur le prix du transport de chacun d'eux, et qu'en imprimant une grande impulsion au transport des personnes, les compagnies retrouveraient et au delà les sacrifices qu'elles feraient peutêtre momentanément.
Trois considérations ont été présentées» en laveur de ces demandes :
KXI'LOITATION COJINËRCiAU!:. 557
i» L'exemple de la réforme postale et Ténorme accroissement dans le nombre des lettres qui a suivi l'abaissement des
. taxes ;
2" L'exemple donné par le goiivci iiemeFit belge, qui , en i^t)6, a appliqué les tarifs dinérenlicls uu transport des voyageurs.
3* Ënfin le succès de l'apptication des taxes différentielles au transport des marchandises.
Wiiihiw ëmm yrojmgeuru par rappoM 4 la ln g w et ëm pat ' uai ' » »
— -Nous allons examiner ces trois ordres de laits et montrer qu'ils ne conduisent à aucune conclnsioii certaine; mais auparavant nous indiquerons comment se répartissent les voyageurs.
Nous avons dit qu'ils se divisaient en voyageurs de grand, dé moyen et de petit parcours. En vue même de Tétude de la question qui fait l'objet de ce paragraphe, nous avons fait faire la répartition des voyageurs par rapport au parcours, pour douze stations du réseau de TEsl placées dans des régions très-différentes : Paris, Lagny, Meaux, Êpernay, Heims, Méziéres, Cliarleville, ChâlonSf Metz^ Nancy, Strasbourg, Golmar et Mulhouse; les parcours sont divisés par xones de 100 kilomètres*
Il suffit de jeter un coup d'œil sur ces douze tableaux pour juger les faits.
Au point de vue du nonihic, la pi cmiére zone cuniprcnanl les voyageurs parcourant moins de 100 kilomètres, l eprésente
80, 99, 98» 90, 95, 95, 70, 8.î, 85, 80, 97 et 90 p. 100
du mouvement au départ de chaque gare. On peut donc conclure que plus des neuf dixièmes des voyageurs sont des voyageurs de pètit parcours.
Au point de vue de la recette effectuée, les voyageurs de la première zone ne donnent que
25, 94, 91, 90, 75, 71, 45, 44, 40, 30, 77 et 55 p. 100
de la recette au départ des mêmes gares; et comme les chiffres de 2$ p. 100, de 40 p. 100, de 30 p. 100, de 55 p. 100 s'appliquent aux gares de Paris, Nancy, Strasbourg et Mulhouse, on
peut dire que, bi au point de vue du noiuhi i , les voyageurs de petit parcours représentent les neuf dixièmes du trafic Iota!, au point de \ ue de la recette, ils ne représentent que le tiers du produit total.
Si, en nous bornant à Paris, nous ne prenons que les Toya> geurs de grand parcours, c'est-à-dire ceux faisant plus de 300 kilomètres, on trouve qu'ils représentent, en nombre, 10 p. 100 du mouvement total, en argent 55 p. 100 de la recette totale.
Ces chitTres permettent de poser la question ; ils font voir que baisser les taxes de transport pour les voyageurs parcourant plus de 100 kilomètres , c'est toucher à un cliiffre qui reprê- * sente au moins 50 p. 100 de la recette totale afférente au service des voyajreurs, recette qui, pour l'année 1865, s*est élevée a plus (le 1 7'i millions pour les six grandes compagnies françaises.
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NOMBRE
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Jusqu'à iOOkO.
De 101 à 200 De 201 à "On De ")0I il 400 De 401 à ô(H) De 501 à eOO
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