DES ALTÉRATIONS DE CETTE MEMBRANE
VISIBLES A L’OPHTHALMOSCOPE.
L’étude de la pathologie oculaire a fait, depuis quelques années, des progrès très-marqués. Ces progrès sont dus en grande partie à la découverte de l’ophthalmoscope. Nous avons essayé, dans ce travail , de présenter un tableau des lésions de la rétine que ce précieux instrument permet de reconnaître sur le vivant. Nous ne dissimulerons pas les nombreuses difficultés que nous avons rencontrées. En France, ou nous avons fait nos études médicales, l’ophthalmoscopie est beaucoup moins cultivée qu’en Allemagne et en Angleterre. Pour rendre notre travail plus complet, nous avons visité deux fois les nombreuses cliniques et les riches musées de Londres, où M. le D*’ Bader, conservateur du Musée royal et du Musée ophthalmique, a mis à notre disposition les pièces pathologiques, avec une extrême bienveillance. Nous avons également consulté les différents ouvrages publiés en Allemagne sur notre sujet, et en particulier ceux de M. Graefe.
Bien que nous ayons puisé à de si riches sources , nous ne prétendons pas avoir exposé d’une manière complète la pathologie de
la rétine; nous avons voulu faire seulement une esquisse claire et fidèle.
îSous diviserons notre travail en deux parties.
Dans la première, nous décrirons rapidement l’anatomie de la rétine, dont la connaissance doit précéder celle des altérations de cette membrane ; puis nous présenterons les différents moyens d’exploration.
Dans la seconde partie, nous étudierons les altérations de la rétine et de la papille du nerf optique.