D NO
il est aussi remarquable que cette affection ne se ren contre Jamais à la naissance; ce qui est d'autant plus étonnant que l’hérédité joue un grand rôle dans cette étiologie.
Sexe. — Toutes les statistiques sont d’accord pour prouver la grande prédisposition du sexe féminin à la tuberculose ganglionnaire, prédisposition qui se chiffre par 70 p. 100 du nombre total des cas. (Brun).
On explique cette énorme différence par l'état d'infériorité ou l'établissement de la puberté place la femme à l’âge ou la prédisposition pour la tuberculose ganglionnaire atteint justement son maximum. Cest à cet âge aussi qu'interviennent des causes qui viennent se joindre à cette crise physiologique, début du travail dans les usines et les fabriques, mauvaise alimentation, etc.
Hérédité. — On trouve facilement l’hérédité tuberculeuse dans les antécédents de ces malades. Brun l'a trouvée dans 77 pour cent des cas.
Garé a trouvé que sur 40 malades 16 avaient des parents tuberculeux ce qui fait 40 pour cent ; et parfois les frères et sœurs même des malades étaient tuberculeux.
Par quel mécanisme la tuberculose se transmet-elle de la mère à l’enfant? La transmission directe, difficilement explicable dans l’état actuel de nos connaissances a contre elle ce fait que la tuberculose ganglionnaire ne s’observe jamais chez les fœtus ou les nouveaux-nés. On admet que l’hérédité prépare un terrain favorable à la culture du bacille tuberculeux.
Parmi les causes générales il faut faire entrer toutes les
Ent L'ORt
affections capables d'entrainer une déchéance momentanée de l’organisme qui favorise l'évolution du microbe tuberculeux. C'est ainsi que la tuberculose ganglionnaire est souvent la conséquence de la rougeole, de la coqueluche, de la fièvre typhoïde pour ne citer que les affections : les plus communes de l'enfance. |
Puis on peut ranger, sous le terme compréhensif de milieu, la triple influence de l'alinientation insuflisante, du froid humide, dù surmenage, causes prédisposantes qui se combinent souvent. Fer
C'est un fait de notion courante que la fréquence de ces bubons strumeux du cou dans les casernes, au point. que certains médecins militaires les ont décrits comme une affection spéciale aux jeunes soldats. On les retrouve en quantité plus grande encore dans les prisons et Deligny, dans sa thèse, étudie leur fréquence chez les prisonniers, dans une série de tableaux.
Mais ce ne sont là que les causes prédisposantes favorisant la pullulation, la culture du bacille une fois entré dans l'organisme.
La cause déterminante, c’est la porte d’entrée qui est une lésion du tégument externe ou des muqueuses: or cette lésion, dans un grand nombre de cas, on peut la retrouver ; dans d’autres cas, plus nombreux encore, elle passe complètement inapperçue. Il ne faudrait pas conclure cependant qu'elle n’a pas existé... L'expérimentation nous a éclairés sur ce point.
Lorsqu'on inocule expérimentalement la tuberculose aux animaux On voit naître au point inoculé une lésion
LE habituellement très nette, un tubereule anatomique ; mais cette lésion initiale, éettc tuberculose locale initiale peut manquer ainsi qu'Arloing (1) Fa vu plusieurs fois dans des cas ou la généralisation viscérale s'était produite avec ou sans adénopathie tuberculeuse intermédiaire. Rien d'étonnant, par conséquent, que dans la clinique la porte d’entrée passe inaperçue, car lorsqu'on la recherche, un temps souvent très long s’est passé depuis linoculation.
Dans les travaux de Brun nous trouvons que sur 40 cas observés la lésion primitive a été trouvée 23 fois soit 93 0/0.
Eczéma de la tête 4 cas » du sein 1 Otite à) Rhinite chronique 4 Conjonctivites 3 Kératite récidivante l Periostite dentaire 1 Pharyngite chronique 1 Arthrite fougueuse de la main 1
On comprend que s’il existe une lésion tuberculeuse dans un point du corps, les ganglions situés dans la région ou est le point malade, doivent fréquemment s’infecter… C’est ce qui arrive, en effet, pour les ganglions du cou lorsqu'il existe une tuberculose de la langue ou du pharynx, par exemple, pour les ganglions de l’ais-