‹ De L'Extirpation Des Ganglions Tuberculeux Non Suppurés Du CouChapitre 16 sur 26 · Archives générales de médecine · texte numérisé non relu

Archives générales de médecine

acide iodique, perchlorure de fer, alcool, acide phénique, chlorure de zinc, bi-arséniate de potasse, eau salée.

Luton (1) anesthésie d’abord avec l'appareil de Richardson la partie au niveau de laquelle doit être faite l'injection ; puis il pratique l’injection à l’aide de la seringue de Pravaz. Mais la teinture diode est trop irritante pour que la douleur ne se réveille pas bientôt. Très souvent, en outre, elle est suivie de sSuppuration de la tumeur (2). M. Gillette dut ouvrir deux fois une tumeur ayant suppuré à la suite d’injections interstitielles faites à l’intérieur d’adénites sous-maxillaires tuberculeuses.

En effet, activer le ramollissement du tubercule, le transformer en abcès, et le faire résorber, tel est d'ordinaire leur mécanisme. Si la dernière partie du programme ne s’accomplit pas, il nous reste l’abcès. Heureusement encore que l’iode tue les bacilles. — Reclus(3) a essayé d’un modificateur direct par la même voie, la liqueur de Forwler, qui n’a pas tenu non plus ce qu’elle promettait (4). La teinture de tayuya intus et extra, et en injections interstitielles, semble elle aussi, avoir joui d’une gloire éphémère (5). On en est alors revenu à la pratique de Kœrbl, consistant à masser la glande momentanément saturée d’iode mitigé (6). Cest aimsi que M. Richelot attribue à toute une série d’injections intraglandulaires de quelques gouttes de teinture d’iode répétées, un résultat dissolvant rapide des adénites chroniques indolentes (7).

1. Traité des injections sous-cutanées à effet local, Paris, 187%. 2. Lavar. — De l'emploi des injections dans le traitement des adénites, Strasbourg 3. J. BerTiN de Gray.— Union médicale, 1868.

Gazette hebdomadaire, 1885, p. 275.

. NovezLo. — Contribuzione alla cura della scrofulosi mediante il tayuya. Giornale di Scienze med., 1878.

6. Zvr Behandlung der Lymphome. Wien. med. Wochenschrift, n° 19, p. 563, 1882, . Union médicale, p. 165, 1882.

Oo e — Nous n’y voyons d'autre action que celle qui s’adresse justement aux premiers symptômes prémonitoires, et non au tubercule ganglionnaire lui-même. — Nous porterons le même jugement sur les injections interstitielles d'acide phénique (1), la pratique chirurgicale ne décelant les bons effets des pansements antiseptiques que lorsque le milieu antiseptique peut être radicalement, largement constitué, et quand l’élimimation des produits peut être simultanément assurée. — Quant à la calcificationthérapeutique par voie intraglandulaire, au moyen de l'injection de solution de phosphate de chaux (2), son moindre inconvénient est de provoquer la gangrène des parties molles.

Un examen attentif mérite d’être accordé aux injections d’éther iodoformé, appliquées aux ganglions non suppurés. On connaît les études de Verneuil sur le traitement des abcès tuberculeux par ce liquide. Tout récemment M. Chrétien en admimistrant à l’intérieur l’iodoforme à la dose de 20 centig. par jour à vu chez trois malades disparaître en un espace de temps relativement court, des ganglions strumeux du cou, sans récidive. Aussi ne sommes-nous pas surpris des cinq observations favorables décrites par M. Verchère (3), à l’appui de ce genre de traitement : « Si, dit-il, l’adénite cervicale présente déjà du ramollissement, on rentre dans l’application de l'éther iodoformé »; si l’adénite est dure, généralement elle se compose de plusieurs ganglions qu’il faut isolément poursuivre, à plusieurs jours d'intervalle. C’est là que gît la difficulté. Aller chercher, la peau restant intacte, chaque ganglion, l’embrocher exactement sans le traverser, ne pas

1. TayLor.— Amer. journal of med. science, avril 1882, — On the abortiv treatment of Buboes and Lymphadenistis generally, ete...

2. Mucer. — KôriscHer. — Wien. med. Presse, 22-24, 1887; 48, 1887.

3. Etude clinique et expérimentule sur la tuberculose, t. 1, p. 817, 187.

Page 1