CONCLUSIONS
I — Il est de règle d'admettre qu’un corps étranger peut s’enkyster dans les tissus et y séjourner, parfaitement toléré, pendant une période plus ou moins lon-, gue. Il est admis aussi, lors de corps étranger intraoculaire, que la présence d’une gangue connective périphérique, d’une coque scléreuse, peut s’opposer à l’extrac-
tion par l’aimant.
IL. — Nous avons compulsé, à la Clinique du Professeur Rollet, 271 observations d’extraction d’éclats magnétiques, faites à l’aide de l’électro-aimant géant ; 253 fois, il s'agissait d’éclats ayant pénétré moins de trois mois avant l’opération et 18 fois de 43 mois à 8 mois.
Nous ne retenons que ces 18 cas anciens et dans chacun d’eux l’intervention a été simple et n’a pas exigé une
technique spéciale.
III. — a) A la Clinique, l’examen récent de 2 pièces n’a pas permis de déceler la présence d’une réaction fibreuse intra-oculaire. Nous avons alors constaté, après une tolérance de 20 ans et de 15 mois, des phénomènes de suppuration, mais aucun processus d’enkystement, aucune
formation scléreuse.
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b) Des expériences faites sur le lapin, il résulte que, dans la majorité des cas, il y a, ou suppuration avec légère réaction fibreuse, ou formation d’exsudats et de pseudo-
membranes.
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IV. — On peut donc conclure qu’en cas de traumatisme, ancien ou récent, l’éclat magnétique semble pouvoir être facilement extrait.
Si, dans les cas récents, l’éclat doit être retiré à la faveur de la plaie existante, dans les cas anciens, où le repérage radiographique peut être fait sans qu’il y ait urgence opératoire, on pratique l’ablation à l’électroaimant géant par voie antérieure, après kératotomie ou iridectomie.
V. — Dans les cas anciens, l’œil est généralement privé de vision et l’extraction a pour but de prévenir une inflammation oculaire ultérieure, ou une ophtalmie sym-
pathique possible, ainsi que nous en rapportons un cas.
LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE Vu: ROLLET LE DoYEn, Jean LEPINE Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 27 Novembre 1923.