‹ De l'Extraction à l'Électro-Aimant Géant des Corps Étrangers Intra-Oculaires à Pénétration AncienneChapitre 9 sur 13 · MOTS · texte numérisé non relu

MOTS

pouvoir préciser la raison de cette difficulté, les poids des corps considérés et le temps de séjour dans l'œil correspondant à la moyenne des cas envisagés. Par contre, deux fois, l’extraction fut très facile (obs. 8 et TO il s’agit de deux corps étrangers du poids de 0 gr. 0025 et 0 gr. 019, extraits le premier au bout de 6 mois, le second au bout de 4 mois.

Si la technique très simple, nous donne un succès opératoire absolu, la valeur de la force attractive entre pour beaucoup en ligne de compte. L’électro-aimant géant que M. le Professeur Rollet a fait construire permet d'obtenir une puissance variant de 35 kilos à 1200 kilos. Sans elle, souvent, il y aurait eu insuccès opératoire. Dans un cas de corps étranger pesant 0 gr. 05, toléré pendant 13 mois (obs. 2), il y a échec du petit électroaimant. Le malade est envoyé à la clinique du Professeur Rollet et, après irridectomie, l’extraction est pratiquée sans aucune difficulté.

En plus de ces résultats opératoires, l’électro-aimant, dans un cas où la radiographie était négative (obs. 7), nous a permis de déceler la présence et d’extraire un corps étranger impondérable. Dans trois autres cas (obs. | 13, 14, 18), le diagnostic électro-magnétique fait connai- | tre la présence d’un corps étranger impondérable et de deux autres pesant respectivement 0 gr. 011 et 0 gr. 019.

Au point de vue origine du traumatisme, sur 18 observations, nous en avons 14 de blessures de guerre et 4 seulement d’accidents du travail. Sur ces 4 cas, l’éclat le plus lourd ne pesait que 0 gr. 002, et il semble qu’il serait difficile d'admettre, dans les conditions de facilité

opératoire où se trouvent les accidentés, qu’il n’y ait pas

extraction immédiate pour des corps plus volumineux ; alors qu’il est facile d’admettre des cas de blessures de guerre avec extraction au bout de 13 mois, d’un éclat pesant 0 gr. 05 (obs. 2). En résumé, les traumatismes de guerre sont en proportion de 4 à 1, avec présence des éclats les plus volumineux.

La tolérance de l’œil pour les éclats a été très variable, nous voyons dans le cas de l’ophtalmie sympathique, au bout de 43 mois (obs. 1), que le blessé a toujours souffert de son œil traumatisé. Dans d’autres cas, la tolérance a été parfaite pendant 8 mois (obs. 2), 6 mois (obs. 7 et 8), 4 mois (obs. 13), et très rapidement des phénomènes de sidérose et d’iridocyclite apparaissent peu après. Ces observations montrent que des éclats ïintravitréens, d’abord bien tolérés, peuvent prôvoquer, au bout de quelques mois, des accidents variables et qu’il y a intérêt à pratiquer de suite leur extraction.

Le poids des corps étrangers, tolérés de 43 mcis à 3 mois, est très variable, d’une part des éclats impondérables, d’autre part un éclat relativement volumineux de 0 gr. 05. Dans le tableau suivant, nous indiquons avec les différents poids, les caractéristiques de chacune des

observations.

N° des Origine du rene Présence Poids | Observ.| traumatisme dansl’œill du C. E.

il guerre facile 43 mois 0 gr. 0015 2 guerre facile 13 mois 0 gr. 05 3 guerre facile 13 mois 0 gr. 002 À guerre facile 8 mois 0 gr. 001 5 |Accid. de trav.| facile 7 mois 0 gr. 002 6 guerre facile 6 mois 0 gr. 004 De AeCcidAdéttrav: facile 6 mois Impondérable 8 |Accid. de trav.| très facile | 6 mois 0 gr. 0025 9 guerre facile 5 mois 0 gr. 001 10 guerre facile 5 mois | Impondérable 41 guerre facile 5 mois 0 gr. 0005 42 |Accid. de trav.| difficile 5 mois 0 gr. 002 143 guerre facile 5 mois | Impondérable 44 guerre facile 5 mois 0 gr. 011 15 guerre facile 4 mois 0 gr. 004 16 guerre difficile 4 mois 0 gr. 016 17 guerre facile 3 mois 0 gr. 002

18 guerre très facile | 3 mois : 0 gr. 019

em 29 —

(Clinique de M. le Professeur ROLLET)

Corps étranger intra-oculaire. — Blessure de guerre. — Extraction à l’électro-aimant d'un corps étranger au bout de 43 mois. — Poids : 0 gr. 0015.

Cac... J., 23 ans. Blessé en avril 1917, par des éclats de grenades multiples à la face, Soigné pendant plusieurs mois à l’hôpital de Tours, puis réformé n° 1. Il a continué à souffrir de l’œil droit blessé. Depuis 6 mois, l’œil gauche, indemne jusque-là, est devenu douloureux et la vue a baissé insensiblement.

A l’entrée à l’hôpital, on constate, le 17 novembre 1921

0. D. : Cercle ciliaire, Hypertension T. = 60 "%, Hg. Douleur à la pression sur la région ciliaire. Teinte légèrement rouillée de la sclérotique. Multiples petits éclats sous la conjonctive. Pupille en mydriase adhérente. Quelques dépôts uvéens sur la cristalloïde antérieure. Fond inéclairable.

NAt—=E0:

O. G. : Pas de douleur ciliaire. Tension — 40 au Schiotz. Pupille paresseuse, Milieux transparents. V. — 1/20. Une radiographie faite par le Docteur Malot montre la présence d’un volumineux corps étranger dans le quadrant antéroinféro-interne de l’œil droit. Le sujet refusant une énucléation, on tente l’extraction du corps étranger intra-oculaire méconnu depuis cinq ans. À la première tentative, l’électro-

aimant géant ramène le corps étranger qui est enlevé sans incident.

Cinq jours après, le sujet présentant des douleurs, on fait une large iridectomie. En même temps, la vision continue à baisser du côté gauche et l’on voit apparaître, au microscope cornéen à éclairage de Gullstrand, des dépôts d’uvéite sur la cristalloïde antérieure et sur la face postérieure de la cornée.

Le malade accepte enfin une énucléation de l’œil droit. Le nerf optique est augmenté de volume, il crie à la section et il est teinté en brun par la sidérose.

Pendant plusieurs semaines, l’état de l’œil sympathisé est resté stationnaire avec hypotension, douleurs, injection ciliaire marquée et abondants dépôts d’uvéite dans la chambre antérieure ; l’acuité était tombée à 1/60. Actuellement, l’état s’améliore ; le globe a repris sa tension normale ; il n’y a plus ni rougeur ni douleurs ; les dépôts d’uvée sont moins abondants et la vision est remontée à 1/20.

OBSERVATION 2 (Inédite)

(Clinique de M. le Professeur ROLLET)

Corps étranger intra-oculaire. — Blessure de guerre. — Extraction à l’électro-aimant au bout de 13 mois. — Poids : O gr. 05.

Le 20 juin 1912, en forgeant, le malade reçut un petit éclat de fer chaud dans l’œil gauche. Légère hémorragie, mais douleur pas très vive. Il fut pansé immédiatement par un pharmacien et le même jour alla consulter un médecin de Vichy, qui sutura la plaie située à la partie inférieure du limbe.

A la suite du traitement, vision de l’ O. G. à peu près conservée, mais au bout de 1 mois le malade alla de nouveau consulter son médecin, parce qu’il ne voyait presque plus de l’œil gauche. Le Docteur fait le diagnostic d’un décollement rétinien et lui fit plusieurs injections sous-conjonctivales de

Nacl. Le malade est resté 8 à 9 mois sans souffrir : puis il y a 1 mois, son œil est devenu rouge et il s’est décidé à consulter le Docteur Béal, de Clermont-Ferrand. Celui-ci n'ayant pas un aimant assez puissant, l’envoie à M. le Professeur Rollet, le petit aimant n’ayant pas permis l’extraction. Le 6 juillet 1923, à examen, plaie d’entrée cicatricielle du limbe à 6 heures, la chambre antérieure est à peu près disparue. Nombreuses synéchies iriennes. Cataracte traumatique.

Œül peu hypertendu (palpation) V. — Q.

Le 6 juillet 1923, iridectomie très large, extraction du corps étranger situé dans la chambre postérieure, avec l’électroaimant géant.

Examen radiographique pratiqué pe le Do Dechambre, de Clermont-Ferrand :

Les épreuves radiographiques de face et profil montrent la présence de corps étranger métallique présentant environ les dimensions d’une tête d’épingle.

OBSERVATION 3 (Inédite)

(Clinique de M. le Professeur ROLLET)

Corps étranger intra-oculaire. — Blessure de guerre. — Extraction à l’électro-aimant au bout de 13 mois. — Poids : 0 gr. 002.

P.. P., blessé le 24 septembre 1915, par éclat d’obus à VO. D.

Le 26 octobre 1916, entre à la HALAUE ; on constate :

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