III. — L’hématométrie est produite
a) Dans le cancer épithélial, par l’imperméabilité du canal cervical que déterminent les villosités néoplasiques s’engageant dans l’orifîce cervical interne et s’y pressant fortement les unes contre les autres. Par là même les cancers à localisation sur le segment inférieur peuvent seuls se compliquer d’hématométrie.
?) Dans le sarcome diffus de la muqueuse utérine, par le développement de la lame sarcomateuse au niveau
de l’orifice interne du col, développement qui rétrécit peu à peu cet orifice et qui finit par l’obturer complètement.
TV. — Par suite de la présence de cette complication , l’utérus distendu par le liquide augmente de volume et peut même atteindre des proportions énormes.
V. — Le volume delà tumeur paraît atteindre généralement des dimensions beaucoup plus considérables dans le sarcome diffus que clans le cancer épithélial.
VI. — La présence d’un hématomètre donne à l’ensemble symptomatique du cancer épithélial du corps utérin une physionomie spéciale.
Chez une malade atteinte de cancer utérin, les douleurs, qui existent en pareil cas, prennent des caractères très différents de ce qu’ils sont ordinairement.
En effet, ces douleurs sont paroxystiques. Elles s'aggravent peu à peu pour atteindre un maximum coïncidant avec unéi, débâcle hémorragique.
Puis elles disparaissent complètement ou presque après cette débâcle, pour se reproduire ensuite suivant le même cycle.
Les caractères des douleurs et de l’écoulement utérin sont d’ordinaire suffisamment marqués pour différencier le cancer utérin avec hématométrie. Et d’autant plus, si on peut y ajouter l’ensemble des signes physiques d’une tumeur utérine liquide.
Quant au sarcome utérin compliqué d’hématométrie, il se caractérise par la suppression des pertes depuis un temps plus ou moins long coïncidant avec l’aug-
mentation rapide de volume de la tumeur utérine à caractères de tumeur liquide.
VIH. — L'hématométrie par elle-même aggrave peu le pronostic déjà si sombre du cancer épithélial comme du sarcome diffus.
VIII. — Quant au traitement, il se résume en un mot : hystérectomie abdominale totale.
Tout au plus doit-on, si le volume de la tumeur est trop considérable, le diminuer en un premier temps opératoire par une ponction qui permettra d’enlever toute la partie liquide du contenu utérin.
Vu : Le Président de la Thèse,