CONCLUSIONS
d° L'hémianopsie latérale, correspondante, peut être la conséquence d'une lésion en foyer de l'un ou l'autre hémisphère ;
2° Elle peut, par conséquent, exister seule (cas de Baumgarten), ou en même temps que l'hémianesthésie et d'autres phénomènes concomitants ;
3° Dans ces conditions, elle peut fournir une base solide aux recherches sur les localisations cérébrales. Je n'insiste pas sur ce sujet; je renvoie au résumé du chapitre qui le concerne (voir p. 132).
4° Les scotomes symétriques, congruents, et limités par des méridiens correspondants, doivent être considérés comme de l'hémianopsie latérale homonyme ;
6° L'hémianopsie latérale pure ne s'accompagne pas de dégénération du nerf optique (à part quelques exceptions qui ont leur raison d'être dans la présence d'autres lésions)^
6° L'hémianopsie nasale et la tempoi'ale offrent, au contraire, ces lésions du fond de l'oeil, comme une de leurs plus importantes caractéristiques;
T II me paraît donc légitime (en m'appuyant d'ailleurs encore sur les autres faits cités plus haut) de séparer l'hémianopsie latérale des formes nasale et temporale, et de considérer cèlles-ci plutôt comme de simples manifestations d'une lésion, plus ou moins symétrique, dans ses effets, sur les bandelettes ou le chiasma ;
8° L'hémianopsie horizontale et l'hémianopsie monolatérale ne doivent pas être interprétées autrement.
On ne s'étonnera pas que je n'aie rien à dire au sujet du traitement.
L'hémianopsie est un symptôme et non une maladie. Elle nous sert uniquement à établir des diagnostics, le plus exacts possible, sur la nature ou le siège de la lésion productrice, et c'est à celle-ci, une fois qu'elle a été reconnue, que doivent s'adresser les ressources de la thérapeutique.