OBSERVATION XXXII
Gilbert BALLET (Société Médicale des Hôpitaux, Séance du 14 novembre 1890).
Homme, tonnelier, 24 ans.
Entré dernièrement dans le service de M. le professeur Proust.
Antécédents héréditaires nerveux bien nets: sa mère a été enfermée durant plusieurs années à l’hospice Sainte-Anne.
Bien portant jusqu’en 1887, il est pris à la suite d'abus de boisson d’une crise d’hystérie. Il a, sous la même influence, plusieurs attaques à la suite desquelles il constate une paralysie de la moitié de la face à droite.
La face est déviée vers la gauche; les sillons de ce côté sont nettement accusés; les muscles jouent bien. Du côté droit, au contraire, la face est presque lisse. Les reliefs muscul. sont effacés. Les mouvements volontaires presque nuls. Le malade raconte que lorsqu'il mange, il a de la peine à chasser les aliments qui s'accumulent de ce côté entre la joue et l’arcade dentaire.
L'orbiculaire des paupières se contracte normalement.
Du côté paralysé, anesthésie de la peau de la face et de la muqueuse des joues ; retrécissement du champ visuel et de l’odorat, diminution de l’acuité auditive.
Ce cas a été longuement étudié par Charcot qui à fait de ce malade le sujet d’une leçon. Celle-ci est rapportée dans les Archives de Neurologie, 1891, et dans les Cliniques des maladies du système nerveux, publiées par Guinon. 1892.
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