‹ De l'Hémiplégie HystériqueChapitre 59 sur 78 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Etiologie. — Pathogénie.

ÉTIOLOGIE.

Pour que l’hémiplégie hystérique se produise, on croirait volontiers que la condition nécessaire et suffisante est que le sujet qu’elle frappe soit un hystérique avéré.

C’est là, en effet, la règle habituelle; mais il n’en est pas toujours ainsi, et à côté des hémiplégies qui se montrent chez des nerveux en proie à des crises fréquentes et répétées, il en est d’autres qui surviennent chez des gens en apparence indemnes de la névrose. |

Nous disons en apparence, on peut en effet admettre que l’hystérie existait chez tout individu qui plus tard est atteint d’hémiplégie hystérique ; mais que cette névrose restait latente, virtuelle et n’attendait pour se manifester qu’une occasion

= J9gree

favorable. Cette occasion n’est que la cause étiologique.

Certains auteurs (Piorry, Landouzy, Gendrin, Leroi) ont prétendu que l’hémiplégie hystérique ne survenait qu’à la suite d'une crise convulsive. Cette proposition est démentie par des faits très nombreux et n’est admise aujourd'hui par personne.

Qu'il y ait crise nerveuse avec ou sans perte de connaissance ou qu'au contraire l’hémiplégie s'installe sans en être précédée, les causes qui engendrent la paralysie sont les mêmes. On peut les diviser en causes morales et en causes physiques.

Les premières de ces causes nous arrêteront peu. Nous avons vu dans plusieurs des observations que nous avons citées, une peine morale, une violente colère, une émotion vive peuvent faire éclore la paralysie. En voici encore deux beaux exemples.

Page 1