OBSERVATION LIV
Mie BL. Enwarps (Th. de Paris, 1889).
Amélie Perr..., 16 ans et demi.
Pas d’antécédents nerveux héréditaires.
Comme antécédents personnels, seulement quelques douleurs de tête au moment de l'instauration menstruelle.
(1) Debove et Remond, Société Médicale des Hôpitaux de Paris, 1891, p. 273).
Chute dans une cave d’une assez grande hauteur et grand traumatisme du bras droit. Syncope et perte de connaissance pendant quatre heures environ. Crises, avec mouvements divers, puis paraît remise complétement.
Six mois après chorée généralisée, et enfin hémiplégie droite intense mais pas absolue; du même côté, hémianesthésie. Au début, la malade a présenté de la déviation de la bouche qui est tirée vers la gauche.
Embarras de là parole.
À droite, rétrécissement du champ visuel et diplopie monoculaire. Rien du côté des autres sens.
Les intoxications occupent dans l’étiologie de l’hémiplégie hystérique une place non moins importante que les ébranlements physiques que nous venons de signaler.
Toute intoxication peut, croyons-nous, faire naître les paralysies hystériques, mais les plus fréquentes comme cause étiologique sont l’intoxication saturnine et l’alcoolisme.
Le saturnisme, dans les observations suivantes, a avec l’hémiplégie hystérique une relation de cause à effet non douteuse.