‹ De l'Hémiplégie HystériqueChapitre 68 sur 78 · OBSERVATION LXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXI

AcHARD (Thèse de Paris, 1887), Obs. XXVI.

Homme, 50 ans, peintre depuis l’âge de 17 ans, paralysie chez ses ascendants.

A 26 ans, chute sans connaissance pendant 3 heures. Hémiplégie motrice et sensitivo-sensorielle du côté gauche envahissant aussi la face et les paupières. Cette hémiplégie motrice dura 3 ans et ne guérit jamais complètement.

En 1872, deuxième attaque, paralysie prononcée, surtout des extenseurs à gauche.

En 1883, troisième attaque avec aphasie, atrophie des extenseurs, diminution de la force à gauche et anesthésie partielle, rétrécissement du champ visuel.

Guérison de l’hémianesthésie par les aimants sans transfert.

Après cette série d'exemples, l'influence de lintoxication saturnine sur l’éclosion de l'hémiplégie hystérique n’a pas besoin, croyons-nous, d’être autrement démontrée.

L'opinion de Charcot à cet égard (Bulletin Médical. 1887) est on ne peut plus affirmative :

« Je pense, dit-il, que chez un sujet prédisposé l’hystérie peut être mise en jeu par le développement de l’intoxication saturnine. »

On pourrait en dire autant de l’hydrargyrisme. Les hémiplègies hystériques survenues à la suite d'intoxication mercurielle sont cependant plus rares.

En voici quelques exemples :

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