‹ De l'Hémiplégie HystériqueChapitre 73 sur 78 · OBSERVATION LXVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXVII

Me BI. Enwarps (Thèse de Paris, 1889) Obs. XXXVIII.

Chauffard, 37 ans, courtier de commerce, entré à la Salpêtrière, 8 novembre 1885.

Antécédents héréditaires nerveux. Tempérament nerveux, crises nerveuses.

À la suite d’abus de boisson, étouffements, bourdonnements d'oreilles, douleurs précordiales, troubles laryngés, enfin paralysie gauche après attaque d’apoplexie.

Cette hémiplégie est flasque sans contracture. La face est indemme, du même côté hémianesthésie. Les organes des sens ont tous subi à gauche une atteinte fonctionnelle. Il à eu cinq attaques semblables qui ont été suivies chacune des mêmes phénomènes ou à peu près.

Après un certain temps, il à eu une aphasie transitoire.

Nous n’osons pas donner la syphilis comme une cause évidente des manifestations paralytiques de l’hystérie : nous ferons remarquer la coïncidence fréquente de la syphilis et de l’hémiplégie hystérique.

D'ailleurs, si l’on admet la théorie microbienne de la syphilis, celle-ci produirait par l’mtermédiaire de ses microbes les poisons, d’où l’intoxication qui fait éclore les phénomènes paralytiques.

Dans les observations suivantes nous croyons qu’il y à entre lasyphilis etl’hémiplégie hystérique plus qu’une simple coïncidence.

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