De l'hémiplégie pneumonique
« Les phénomènes sympathiques chez le vieillard, dit M. Charcot, prennent quelquefois une tournure tout à fait insolite. C’est ainsi que la pneumonie peut revêtir une forme larvée et se présenter tantôt avec les apparences d’une apoplexie cérébrale avec résolution complète et coma, tantôt sous l’aspect d’une véritable hémiplégie, avec ou sans contracture des membres paralysés. J’insiste tout particulièrement sur ces hémiplégies pneumoniques, dont nous avons ‘ surs exemples, M. Vülpian et moi.
nt hatirtrioiiomiïnt par là mort; èt nous illes ne :
répondaient à
confirmé parToùverture du' corps » (1).
On comprend que l’auteur de l’Organicisme ne se soitpasarrêtélongtempsàdesfaits embarrassants pour sa doctrine. M. Andral se préoccupait au contraire de
cordé toute l’attention qu’ils méritent. Si quelquesuns les ont signalés, c’est comme preuve de la difficulté du diagnostic et' aucun, à ma connaissance, ne s'est efforcé d’en chercher l’explication: C’est cette étude que nous abordons aujourd’hui. Elle sera, eu quelque sorte, le complément, imparfait encore, d’un travail antérieur oiinous avons signalé l’existence assez fréquente dans la pueumonië de phénomènes vaso-moteurs revêtant quelquefois la forme
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;pératare s’était éi membre supérieur le lendemain aller 'même temps quïli de la motilité et qc
ischémie relative des parties qui reçoivent] l’artèrè sylvieime du côté droit. Cet état d était expliqué par un rétrécissement athé
.LainôtOité
Cette observation offre avec la précédente de nombreuses analogies. L’un des membres supérieurs, le; droit, après avoir été le siège pendant plusieurs jours de troubles vaso-moteurs fort remarquables a été finalement attein t de paralysie du mouvement . Tandis, que la température de l’aisselle ^droite est restée pendant toute la durée de la maladie plus élevée que celle de l’aisselle gauche (sauf un seul jour ou s’est montrée une contracture passagère du bras, le lendemain de l’apparition de l’hémiplégie faciale), la main droite était fréquemment algide, probablement
mène de l’attaque apoplectique. On peut le voir apparaître, comme l’hémiplégie elle-même, dés ledébnt, de l’ischémie qui aboutira ultérieurement à un ramollissement, en d’autres termes longtemps avant que le tissu nerveux présente aucune altération appréciable (1) fmais j’appelle'Fattentîon sur le côté de la déviation. H est tout à fait exceptionnel que la face
et les yeux se dirigent du côté de l’hémiplégie. Ce
n’est que dans les lésions du mésocéphale que M,Pré¬
vost a parfois observé cette exception à la règle (2). Or, si nous conmdérons.,quéjlés‘troubles yaso-moteurs, si prononcés dans Je'membre supérieur imii,
males qui allemaiënt tour à tour; phénomènes qui, d’après M. Brown-Séqdard, se montrent.jgiiand le mésocéphale est en cause. îious aurons un double motif pour supposer chez notre malade une lésion, tout au moins fonctionnelle,, de, cette, partie de l’en-
ObSeevatiom III.
Pneumonie lobaire gauche. Hémiplégie gauche complète avec ftaœidilé. — Déviation de la tête et des yeux à droite Autopsie. :
Av..... âgée de 71 ans, entrée l’infirmerie de la Salpêtrière le 16 novembre 1867 (service de M. Charcot.) Depuis huit jours seulement elle était malade ; elle ne mangeait
membre i
plégié s’établit. Les autres symptômes. ont ausi parti'.identiques ayec ceux, que. produit une lésio organique de l’encéphale..,Une autopsie attentive cependant démontré.l’absence absolue dé truit ramo' lissement; la lupiière de plusieurs branches arté riéllès était seulement rétrécie.
'Ces. trois.faifé sonUes seuls 'quej’ate observés^
n peut.donc voir, en l’absence grossière, des accidents apôple émiplégique se [développer plus
; frappées
de là motilité.
apparaltr
4 J’ai montré dans un travail récent (1) que l’on peut, par l’irritation 'du poumon, produire expérimentale^ ment des effets du même ordre. L’injection de quelques gouttes dé certains liquidés dans le poumon d’urf lapin, d’un chien, d’un cochon d’Inde, déterminé, du côte côrrespbfadant. au bout de quelques: secondés, Un clignement plus ou moins durable, du larmoiement et parfois un-léger' rétrécissement de la pupille. M. Brown-Séquard avait depùis longtemps Observé ces phénomènes, mais : moins'prononcés, après la section d’une moitié latérale de la moelle et même après la section du nerf sCiatique. D’après hflj’ l’occlusion partielle de l’œil s’expliquerait par une lé- §èré rétraction du gloheH’érs lé fond de l’orbite, déplacement amené par là : paralysie (lu muscle orbitaire de H. Mueller qui est, comme on sait, innèrvé par le sympathiqti'e '(2). Je n’abordé pas ici la quéstion ; dé' savoir par quellè voieTirritation'parvient à la moelle,avantlè dessein de laisser de-côté iesdails qui présentent u'n' ! intérêt purement physiologique.. ' De tous ; ces phénomènes réfléiés bobs là'dépen-i dance d’une lésion pulmonaire, les seuls qui touchent de près à lhémiplégie, objet de notre étude, çe sont les troubles vaso-moteursdes membres sur lesquels; j’ai.lepremierattirp l’attention.(3)Je les avais d’abord étudiés sur des vieillards de- la Salpêtrière, mais je
Bien dans rhistoife dé mes mïlades ne m’y autorisait. D'ailleurs,-.Lopinion des: auteurs qui ont vu dans la congestion seule nié cause d’hémiplégie n’est pas suffisamment établie, .et il me serait facile, dç.’faïre la critique des observations sur lesquelles elle se fonde.
En somme, je'.pense 'qu’il' ne faut pas rapporter à l'action.d'une- seule cause les accidents hémipïégi;ques de la pneumonie des vieillards : une.prédisposttion organique (probablement l’athérome) paraiLné- ;éessaire;\ et . les influences que nous avons mentionnées ên 'déterminent le développement. Le groupe des hémiplégies pneumoniques embrasse des’ faits pro- -visoirementrapprochés,parce que.laçbniquey.lrquyè •un avantage : toutes sont des hémiplégies provoquées •par une pneumonie indépendantes d’une altération grossière de'l'encéphale, mais il semble que-parmi elles on puisse déjà, aii point dé vue de la jathogénie, saisir de grandes différences : il y.ayaut,'pour prendre un seul exèmple, dans notre observation.une.des "causes locales d’une ischémie^ évidente.
Que dansce cas le caillot éèt continuel s’accroître, qu’il'eut oblitéré cpinplelemenï le'yaissèaüi‘il’’se^ serait sans aucun .doute fait un ramollissement. Dans l’observation survfmte:onn’apas trouvé, d’oblitération vasculaire. Le ramollissement paraît s'être développé
i chaude partout; le
symptômes !
irrégulier.
» plus chaud que
la face est aussidingée • répond axa questions ;
demi-clos; ils regarde
après deux pulsations.
tin.—Aujonrd’hui-lapeauprésenteune coloration • très-accnsée. Même état de la paralysie qu’hier, dre : à droite 38«»; : à gauche 37°,6. ;T. E. 39o,: 4,
maitenant dirigée: du côté gauche. - •
ir.-^La maladenepèut plié parler/là paralysie falugmenté; même déviation déda; tête â gaiiche‘et
latérale (anévrysme
modifiées
Le côté droit de la protubérance a paru sain. Des coupes multipliées des deux hémisphères constater un criblé étendu à la substance blanche d
monie est certaine. Le seul point douteux est celui de savoir si l’hémiplégie est le résultat d’un ramollissement effectué. L’alternance, dans les membres du côté malade, d’un excès de chaleur et d’une algidité bien prononcée porterait (pourvu qu’on: tînt compte des remarques qui suivent l’observation 2) à rejeter l’existence d’un ramollissement déjà accompli.