De l'hémophilie et de ses relations avec le rhumatisme
Médecin cojIsRilnnt au*. Eaux de Plombières,. .ancien interne des hôpitaux de Paris, païs d’outre-mer' .
, Membre de là Société Anatomique, Chevalier de l,a. Légion d'Honneup..
Les ouvrages, remis en. doqbtol sont annoncés :et:analysêsj — Adresser .00 qui concernera Rédaction à M. le D' L ï
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Premier-Paris. — Travaux nriginnux: De l'hémophilie et de.ses relations avec le rhumatisme pKÎpitïl Nèbifor; Potain}. —
Du xanthélasma généralisé, par M. E. Chambarde-— Mcpertoirc do thérapeutique : t" De la cautérjsatinn.rlans.laidiphthérte. — .2" De, l’emploi de l’hnilp de Gabian (pétrole brut).,cprome usage interne. .dans, les affections respiratoires. — 3° Traitement des taclies vineuses par le's'searittoatiqns. — Cnmptos-reudtis analytiques «les Sociétés savantes : Ac'aaèmie de médecine , Séance du 24 décembre* 1 1878. — Société de chirurgie , déance du 26 décembre 1878: Ostéo-myélite. — Nouvelles.
Paris, le 31 décembre 1878.
L’année qui finit aujourd’hui aura différé heureusement de celle qui l'a précédée. Aux sombres préoccupations de 1 877 a succédé une ère de calme et de repos momentanés. Les médecins de tous les pays qui se sont donné rendez-vous à Paris cet été ont pu cependant constater que la vie scientifique n’était pas arrêtée. De nombreux congrès ont donné à nos compatriotes l’occasion de luttes toujours courtoises avec les savants étrangers. L’on sait la part importante prise par les médecins français dans ces tournois scientifiques, qui ont démontré une fois de plus la vitalité de notre race et les ressources incomparables de notre pays.
Quelques critiques ont été adressées à l’installation matérielle de certains de nos hôpitaux, mais les étrangers ont rendu justice à notre organisation médicale, qiii« doit sa : valeur1 ët sa juste renommée à son mode de recrutement, à l’institution du concours.
Les travaux si activement menés de l’annexe de la Faculté, de l’Ecole pratique, promettent dans un laps de temps peu éloigné, à la première Ecole de France, une organisation qui lui permettra de De rien envier aux établissements étrangers. La sollicitude éclairée du ministre de l’instruction publique pour la Faculté de médecine a permis d’augmenter le personnel enseignant (deux nouvelles chaires ont été créées), et d’amener le traitement des professeurs à un chiffre égal à celui des autres Facultés. 11 y a eu, comme on le voit, de grandes améliorations réalisées.
Est-ce à dire qu’il n’y ait pas de points noirs à l’horizon et que tout soit parfait ? De nombreuses questions restent en suspens, et l’on attend et l’on attendra longtemps, hélas, avant d’avoir obtenu une faible partie des' revendications si légitimes du corps médical.
Nos confrères qui siègent à la Chambre avaient formé une réunion appëlée’réuniondes médecins législateurs. D’importantes questions y avaient été étudiées avec un grand zèle, avec une compétence incontestable. Les événements politiques de 1877 ont suspendu les travaux de nos confrères. Ils n’ont pas été repris cette année. La mort a frappé le digne président de la réunion des médecins députés. La perte de M. Laussedat a été i vivement sentie par tons ceux qui avaient pu l’approcher, le j connaître, et qui avaient vu avec quelle ardeur, quel amour du | bien, quelle courtoisie et quelle modération, M. Laussedat s’occupait des intérêts professionnels. Nous faisons des vœux pour que nos confrères reprennent leurs études et qu’ils apportent dans lgurs travaux l’esprit qui animait leur regretté président.
Nous savons combiealeur tâche est On pe
touche pas impunément 'a ce .qui existe, sans- léser ou sans frqisser quelques personnalisas. — Mais si l’on met dans la balance lès intérêts lésés par dèrtaines institutions,, .par oer, tains règlements, et si l’on , place Kant tout l’intérêt public, l’intérêt de l'Etat, on trouve le coutKq d’affroqter quelques ,çpières dans la " conscience d’un' àëypir iffléompli.
L’année 1879 verra-t-Hle ènfin voter une. lpj.sur l’assistance médicale .dans ‘les canfflagnes, sur les'drotit .pour les étrangers d’exercer la médecine ea Franee, sur ia.médeeioe militaire, 'sur les eaux minérales^ etc.l Nous lë souhaitons vivement',
La Faculté a aussi il grande tâche à remplir. Comblée des faveurs de l’Etat, soulemie par l’affection des, étudiants, elle n’a riep à craindre de la concurrence des facultés libres et des six Facultés de province. Amis il ne faut pas que les questions per- ' sonnelles viennent fairorobstacle à la marche régulière des choses, aux améliorations reconnues nécessaires. L’intérêt dé l’enseignement doit. seul gmder ses déterminations.
Il est dli devoir de la presse d’étiidier et de discuter les améliorations ou les réfornÆs proposées. Il est aussi de son devoir de signaler les abus. Il faut le faire avec connaissance de cause, avec modération, mais avec fermeté. Il faut, au riqué de paraître monotone, insister souvent sur les mêmes points et ne se lëisseë décourage! ni par le mauvais vouloir des uns, ‘ni par l’indifférence. Nou^ousefforcerons de ne laisser passer sans 'discussion, aucune de^questions qui intéressent la profession médicale. E.Bottentuit.