VIS G
Hémogramme : 2.630.000 G.R. 9.200 G.B.
V.S.G. considérablement accélérée, du type III. Forme étendue (WV.S.G. mesurée avant tout traitement).
Conclusions
a) Dans les cinq premiers cas cités, les malades présentaient
une V.S.G. normale, du type I à leur entrée.
Dans le premier cas, la V.S.G. ne s'est jamais accélérée,
même au cours de la radiothérapie. Dans le troisième cas, la
V.S.G. a été trouvée légèrement accélérée et affectant le type III lors d'une reprise du processus évolutif. Dans le quatrième cas, la V.S.G. s'est très peu accélérée malgré l'extension locale du néoplasme. Dans le cinquième cas, enfin, la V.S.G. s'est accélérée alors que s'étendait le processus néoplasique, affectant
alors le type III.
b) Dans les six cas suivant, nous avons trouvé une V.S.G.
moyennement accélérée affectant le type I.
Dans le cas 52.569, sous l'influence de la radiothérapie, la V.S.G. est redevenue normale, mais elle s'est accélérée avec la reprise évolutive du processus tumoral : elle est devenue très accélérée, type III. Dans le cas 53.497, la V.S.G. est également redevenue normale, sous l'influence de la radiothérapie (On re tiendra pas compte des chiffres élevés constatés lors de la formation d'un abcès chaud). La reprise de l'évolution de la tumeur avec très grande extension, coïncide avec une V.S.G. très accélérée, type IT ; 10 jours avant le décès, la V.S.G. atteignait des chiffres encore vlus élevés. Dans le cas 54.157, la V.S.G. n'a été que peu ralentie par le traitement. Il y a une amélioration clinique très nette lorsque la malade quitte la Fondation Bergonié, mais sa V.S.G. reste moyennement accélérée. La reprise du processus est presque immédiate, et la V.S.G. est alors consi-
dérablement accélérée, type III.
c) Dans les 14 cas suivants, à l'entrée des malades, la V.S.G. était très accélérée, dépassant souvent 50 à la première heure et affectant le plus souvent les types IT et IIT.
Dans les cinq premiers cas, nous n'avions qu'une ou deux mesures de la V.S.G., toutes du type II et III. Dans les 6° et 7° cas, la V.S.G. s'est ralentie sous l'influence de la radiothérapie, affectant le type I dans le 7° cas, en même temps qu'apparaissait une amélioration clinique. Sous l'influence de la radiothérapie et du traitement par le Colchicoside Ciba, la V.S.G. s'est ralentie, prenant souvent le type I, dans les 10° et 11° cas. Dans les
8°, 9°, 12° cas, la V.S.G. s'est ralentie sous l'influence de la radiothérapie et s'est à nouveau accélérée lors d’une extension du processus tumoral. La radiothérapie a de nouveau fait descendre la V.S.G. jusqu'à un chiffre normal, type I. Dans le 13: cas, la V.S.G. s'est accélérée, malgré le traitement, pendant que nous assistions à une aggravation de l'état du patient. Dans le 14° cas, la radiothérapie a peu ralenti la V.S.G. Pas d'amélioration clinique bien nette.
d) Nous avons trouvé deux fois une V.S.G. considérablement accélérée, correspondant à des formes très étendues. Cependant, dans le dossier 50.375, où la V.S.G. affecte le type I, la survie a été de un an.
De l'étude précédente, il résulte :
— À des formes débutantes ou peu étendues de lymphosarcome, correspond le plus souvent une V.S.G. normale pour
tous ses chiffres, affectant le type I.
— À des formes étendues, correspond une V.S.G. très accé-
lérée du type III.
— Lorsque le processus lymphosarcomateux s'étend, la V.S.G. s'accélère très rapidement, passant souvent du type I au type II. Pour des formes très étendues, elle peut atteindre des chiffres
considérables.
= Sous l'influence de la radiothérapie, la V.S.G. se ralentit prenant souvent le type I, et ce ralentissement correspond à une amélioration clinique.
Il est important de noter que lorsque la V.S.G. ne s'est pas ralentie au cours d'une telle amélioration, on assiste bientôt à
une récidive ou à une reprise de l'extension de la tumeur.
— Lorsque la V.S.G. est normale à l'entrée du malade, ia
radiothérapie ne l'accélère pas.
I. — ETUDE DE LA V.S.G. DANS LA RETICULOSE HISTIO-MONOCYTAIRE
Nous avons réuni cinq observations de réticulose histio-mono-
cytaire.
M. D... 42 ans. Reticulose Histio-monocytaire.
Juillet 1952, ganglion inguinal gauche. Janvier 1953, augmentation de volume du membre et ganglions inguinaux droits. Février, ganglions sus-claviculaires droits, masse abdominale gauche, petit ganglion axillaire droit. 30 mars, Biopsie +, exérèse : Réticulose histio-monocytaire à forme histiocytaire, polymorphe. Radiothérapie 30/3 au 17/4. Malade fatigué. Pas de modifications des adénopathies. Apparition d'une ascite. Exéat le 5 juillet, mauvais état.
VS 6202723255 Re SEL 8-6 124050: