‹ De l'hémosédimentation globulaire et de l'électrophorèse du sérum dans le lymphome malinChapitre 9 sur 115 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il est admis que le cancer épithélial débute en un point précis de l'organisme. Les cellules subissent la transformation cancéreuse, se multiplient et forment un nodule : c'est la phase locale du cancer. À celle-ci fait suite une phase générale : tout l'organisme est atteint et la mort surviendra dans la cachexie. De nombreux travaux ont cherché à mettre en évidence les perturbations biochimiques dans l'organisme cancéreux. Nous nous sommes attachés à l'étude de la sédimentation globulaire et de

l'électrophorèse du sérum sanguin.

La vitesse de sédimentation globulaire (V.S.G.) semble être un des éléments qui permettent d'apprécier le retentissement d'une tumeur maligne sur l'individu. Son étude a été longtemps délaissée parce qu'il était admis que trop de facteurs agissaient sur elle, empêchant une interprétation correcte des résultats. Ont pu être invoqués tour à tour la température, l'infection, l'anémie et même le « rhume de cerveau ». L'importance de ces phénomènes secondaires a été exagérée, de nombreux auteurs se sont élevés contre ces opinions restrictives ; nous croyons pouvoir par-

tager leurs conclusions.

Notre étude chez les cancéreux a été faite à la Fondation Bergonié (F.B.) où la V.S.G. est mesurée systématiquement chez tous les malades. Elle porte sur 1.066 cas (1.500 V.S.G.). Pour faciliter la compréhension de notre exposé, nous avons cru utile

de reprendre des généralités sur la V.S.G. et plus particulière-

Page 1