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De l'hydronéphrose intermittente

La nature de l’Hydronéphrose a été mal interprétée jusqu’ici : c’est une poche à ses débuts ouverte : d’où possibilité rVéchappées cVurine fréquentes et infection facile par les micro-organismes des voies urinaires.

Dans presque tous les auteurs classiques, V Hydronéphrose vulgaire est encore envisagée et décrite comme une affection à marche bien connue, à symptômes arrêtés, qui, une fois réalisés, persistent assez longtemps sans grandes modifications, exception faite toutefois pour celles qui résultent de l’accroissement graduel de la lésion anatomique. Et l’ensemble du complexes symptomatique constitue actuellement, pour la plupart des chirurgiens, un tableau clinique assez net, dont les grandes lignes et les contours sont assez bien tracés.

De prime abord, il semble en effet qu’une des meilleures définitions qui ait pu être donnée de cet état pathologique soit la suivante ou quelque chose d’approchant : « L’Hydronéphrose est une collection liquide, résultat de la dilatation aseptique du bassinet par de l’urine, à la descente de laquelle s’est opposé un obstacle mécanique quelconque ». Et, à la seule lecture de cette définition, qu’on a essayé de rendre aussi compréhensive que possible, on soupçonne déjà quels vont être les caractères fondamentaux de la tumeur : Tumeur liquide, bien délimitée, de dimensions fixes, formée par une accumulation d’urine restée aseptique dans une poche élastique occupant, dans l’abdomen, la région des reins; tumeur plus ou moins considérable suivant les cas, déterminant des troubles de

Terrier et Baudouin.

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deux ordres : les uns au niveau du rein correspondant, les autres dans les organes du voisinage.

Certes, ce type clinique existe : c’est même là le type le plus commun ou du moins le plus classique. C’est lui qui est décrit partout; et il est bien connu depuis la publication du beau chapitre de Rayer, le véritable créateur de la pathologie rénale. On le désigne sous le nom d' Hydronéphrose fixe, définitive : on devrait dire plutôt d'Hydronéphrose fermée', nous verrons bientôt pourquoi.

Cette façon, trop théorique, d’envisager les choses n’a qu’un défaut, assez capital d’ailleurs : elle ne répond pas à la réalité des faits. Un facteur important est complètement laissé dans l’ombre.

On considère en effet le bassinet, transformé en sac hydronéphrotique, comme l’analogue d’une poche kystique à parois hermétiquement closes, comme un kyste uniloexdaire de l’ovaire, un kyste du ligament large, par exemple. On ne songe pas qu’un défaut existe à ce sac rempli de liquide; on oublie qu’en un point de ce réservoir vient s’aboucher l’extrémité supérieure des voies d’excrétion de Turine et que c’est là : 1° une porte de sortie parfois simplement entr’ouverte, mais toujours prête pour l’évacuation de son contenu;

2° une porte d’entrée, malheureusement toujours largement ouverte, pour la pénétration dans le bassinet des micro-organismes qui pullulent si fréquemment dans les voies urinaires inférieures.

Si la voie de dégagement n’est pas souvent d’un accès très facile, elle est cependant rarement bien fermée : ne sait-on pas — de par les autopsies aujourd’hui connues — combien l’oblitération complète, absolue, définitive de l’uretère est exceptionnelle; combien, par contre, l’obstruction partielle, relative, temporaire, de la lumière de ce canal est fréquente !

Et c’est parce que l’on a trop oublié jusqu’ici la possibilité anatomique de ces curieuses échappées d’urine par cette sorte de soupape de sûreté, qu’on a négligé de les rechercher avec l’attention qu’elles méritent et d’insister, dans les descriptions symptomatiques, sur le cachet tout particulier qu’elles doivent forcément imprimer au tableau clinique d’une Hydronéphrose en évolution.

Ne les connaissant que par un nombre de cas fort restreint, rassemblés et rapprochés les uns des autres dans ces dernières années, on a été porté jusqu’ici à les considérer comme un phénomène exceptionnel, digne à peine d’une mention, d’une ou deux phrases dans les manuels de pathologie chirurgicale et médicale, ou même dans la plupart des traités spéciaux. Or, en réalité — c’est du moins ce que nous allons essayer de montrer — leur apparition, à inter-

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