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fection qui nous océupe sont: le deltoïde, le tissu cellulaire sous-jacent et les bourses séreuses de l'épaule.
De ‘par ses insertions, en haut, au bord externe de l’acromion, au tiers externe du bord antérieur de la clavicule, à l’épine de l'omoplate, en bas à l’humérus, au V deltoïdien, on voit que le deltoïde forme une gaine externe complète à l'articulation scapulohumérale. Ce muscle est irrigué par la circonflexe postérieure et la branche externe de la circonflexe antérieure.
Il est innervé par le circonflexe, branche du plexus brachial dontil naît par un tronc commun avec le radial. Ce nerf contourne le col chirurgical de l’humérus, arrivé au niveau du bord postérieur du deltoïde, s'engage par la face profonde vers la moitié de la hauteur du muscle et là se divise en branches ascendantes et descendantes. Ceci a son importance, car lorsqu'on devra porler le bistouri dans cette région, il faudra se tenir de préférence vers le bord antérieur du deltoïde.
Dans le but de favoriser les glissements du deltoïde sur la tête humérale, lorsque le muscle se contracte pendant les mouvements d'abduction et d'élévation, une couche de tissu cellulaire très lâche et très mobile se trouve interposée entre les deux organes, |
Sous le delloïde sont logées plusieurs bourses
: = 143— séreuses dont la plus constante est la bourse sousdeltoïdienne comprise entre la face profonde du deltoïde, la voûte acromio-thoracique qui forment la limite supérieure et la capsule articulaire et les tubérosités humérales sur lesquelles elle repose. Elle a des dimensions variables, pouvant même, d'après M. Tillaux, contenir jusqu'à 30 grammes de liquide à l’état normal.
Une autre également très fréquente et assez constante est comprise entre la face postérieure du coraco-brachial et biceps réunis, puis la face antérieure du sous-scapulaire et la petite tubérosité de l’humérus. Elle s'étend assez loin sous l'apophyse coracoïde et très fréquemment communique avec la sous-deltoïdienne. ;
Une troisième moins fréquente est due aux frottements du tendon du sous-scapulaire contre la face inférieure de l'apophyse coracoïde.
Le principal des mouvements qui se passent dans l’arliculation scapuilo-humérale est l’abduction ou élévation qui est due surtout à l’action du deltoïde.
On peut, à l’état normal, sans que l'omoplate participe au mouvement, amener le bras à l’horizontale. Pour arriver à l’élever verticalement, il faut qu'il se produise un mouvement de bascule de l’omoplate, la tête humérale venant heurter la voûte ostéofibreuse acromio-coracoïdienne.
Les autres mouvements physiologiques sont
ve
l’'adduction, la flexion, l'extension, la circumduction et la rotation.
Pour l’exécution complète de tous ces mouvements, l'intégrité de la bourse séreuse sous-deltoidienne est indispensable. Dans la thèse de M. Gauthier nous‘trouvons une étude complète de ces phénomènes et il a montré « qu’au delà de 45° l'abduction se passe dans l'articulation scapulo-humérale et dans la voûte acromio-coracoïdienne; qu'on voit à partir de ce point la bourse séreuse se plisser sur la face externe de la grosse tubérosité de l'humérus, plis d'autant plus accusés que l’angle formé par le bras et le tronc augmente. » Il ajoute encore « Si l’on fixe au moyen d'une forte épingle les parois de la séreuse contre le trochiter, on constate que le mouvement d'abduction n’est plus possible sans que l’omoplate soit entrainée à partir de 450, »
M. Duplay a démontré la nécessité de l'intégrité de cette bourse séreuse à la suite d’une opération qu'il pratiqua sur un malade auquel il réséqua l’acromion pour nécrose.
La guérison fut complète mais la bourse sousdeltoïdienne ayant été enlevée le malade ne pouvait plus élever le bras au-delà de 60° sans que l’omoplate bascule.