‹ De l'Hystéropexie: Par le Procédé du Professeur LaroyenneChapitre 6 sur 40 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

De l'hystéropexie par le procédé du professeur Laroyenne. — Manuel opératoire.

Le manuel opératoire (1) de l'opération du professeur Laroyenne est d’une simplicité extrême et d’une exécution bien facile.

Pendant les quelques jours qui précèdent l’opération, la malade est soumise à toutes les précautions antiseptiques prises pour toutes les laparotomies : bains alcalins d’abord, puis bains au sublimé, lavages de la paroi abdominale.

La veille la malade est purgée.

Le matin,nouveau bain au sublimé, puis nettoyage complet de la paroi abdominale en surveillant tout particulièrement l’ombilie.

La vessie est vidée, le vagin bien lavé.

La paroi abdominale est lavée au savon, rasée, de nouveau lavée au savon, puis au sublimé à 1/1000.

Enfin, frictions à l’étheret, pour terminer, lavage à l’alcool sublimé à 1/1000. Des compresses de g'aze aseptique recouvrent le ventre de la malade jusqu’au moment de l'opération.

(4) V. M. Audry Note sur 3 observations d'hystéropexie, emploi d’un procédé nouveau ( in Progrès médical 5 juillet 1890.)

MM. Condamin et Levrat : De l’hystéropexie par le procédé de Laroyenne. Manuel opératoire, indications. 20 observations, (in Archives provinciales : Décembre 1893.)

De

Les membres inférieurs sont enveloppés dans des couvertures de flanelle fixées par des bandes de toile bien aseptiques. La partie supérieure du thorax est de même recouverte, tout en laissant le champ opératoire entièrement et largement libre. +

Outre l’instrumentation habituelle d’une laparotomie (bistouris, ciseaux, pinces hémostatiques, pinces àgriffes, etc...) l'opération nécessite un gros hystéromètre et trois ou quatre aiguilles-broches montées ou non sur manches.

L'Aystéromètre de M. Laroyenne (fig. 1) à un calibre qui est de beaucoup supérieur de celui des plus gros numéros des hystéromètres ordinaires. De plus, son extrémité doit être très arrondie de façon à éviter toute chance de perforer l'utérus quand on relèvera cet organe. Etant donné le volume de cet instrument, on est obligé généralement, pour le mettre en place, de procéder préalablement à la dilatation du col utérin à l’aide des bougies d'Hégar. Ordinairement il faut arriver à passer le numéro 26 de la série.

Cet hystéromètre, (1) d’une très grande utilité, permet de réduire les déviations utérines et de mettre, avant toute incision, cet organe en contact avec la paroi abdominale.

Les aiquilles-broches (figure 2) doivent avoir une longueur de 15 à 20 centimètres; elles sont légèrement courbes à leur extrémité effilée. À une de leurs

(1) Se reporter à la figure n° 1 où cet instrument est représenté en place, tel que doit le tenir l'aide qui en est chargé pendant l'opération.

Ga) D —

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