INTRODUCTION
Au cours de l’année que nous avons eu l’honneur de passer dans le service de M. le professeur Hayem, à Phôpital Saint-Antoine, nous avons eu l’occasion d'observer un certain nombre de cas d’ictère chronique dont l’étude, faite avec le plus grand soin, a permis à notre Maître de les regarder comme une variété spéciale d’ictère chronique, ayant une symptomatologie, une évolution particulières, une pathogénie que l’on peut facilement concevoir d’après ce que nous savons aujourd’hui sur la pathologie de la glande hépatique.
Assurément il nous manque le contrôle de l’anatomie pathologique, mais nous nous trouvons surtout en présence d’une individualité clinique, pour laquelle ce contrôle, intéressant d’ailleurs, ne nous paraît nullement indispen-
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Nous commencerons par l'exposé de nos observations ; discutant ensuite le diagnostic que l’on est en droit de porter, nous montrerons qu'il n’est guère possible de les classer dans le cadre des variétés d’ictère actuellement connues, qu'il est plus légitime au contraire de les considérer comme rentrant dans une variété différente dont il nous sera facile de montrer la place dans la grande famille des ictères.
Mais, auparavant, fidèle à la tradition, nous tenons, arrivé à la fin de nos études médicales, à remercier tous ceux auprès desquels nous avons appris à soigner des malades. Nous remercions surtout nos anciens chefs pour la confiance qu’ils nous ont toujours témoignée, pour linitiative qu'ils nous ont laissé prendre.
Notre rang de 2° interne provisoire nous a valu lhonneur, et, nous pouvons le dire, le bonheur d’être l’élève de M. le professeur Hayem. C’est dans son service que nous avons appris combien sont utiles, pour létude complète d’un malade, examen du sang, Pexamen du suc gastrique, l'examen des urines. Nous nous y sommes bien pénétré de celte idée que le médecin peut devenir, et devient, hélas, trop souvent, nuisible au patient toutes les fois que, sans nécessité absolue, 1l lui fait prendre des médicaments par la voie buccale.
En un mot, nous croyons y avoir appris ce qu’un médecin doit faire et ce qu’il doit éviter.
Cela ne fut pas suffisant pour nos juges d’internat. Et malgré notre passé hospitalier, malgré nos titres antérieurement acquis, ils nous classèrent cette fois 1° interne provisoire |!