‹ De l'Ictère infectieux chronique splenomégaliqueChapitre 9 sur 30 · PAR LITRE PAR HEURES · texte numérisé non relu

PAR LITRE PAR HEURES

Acidité totale ....... 0.96 0.96 Chlorure te 11.60 11.60 A. phosphorique..... 2.45 2.45 rés Pas Re 19.21 19.31 AAUMIQUEe eee Albuimmert tetes 0 Mucine/ A LA 7 0 Glücose AE SIC Ze 0 Tadican- 2x Rats traces.

Peptones=L.2 #28 0 Pigments libres...... 0 Urobtine see bande nette.

OBSERVATION ÎI

Olympe N..., 24 ans, blanchisseuse, salle Moïana, n° 15.

Antécédents héréditaires. — Mère morte de tuberculose pulmonaire à 31 ans. Père bien portant.

Antécédents personnels. — Coqueluche et rougeole dans son enfance.

De 7 à 13 ans elle reste dans un pensionnat.

Santé délicate, se plaignant de palpitations, de bourdonnements d'oreilles, d’étourdissements ; on lui fait prendre tous les jours du sirop d’iodure de fer, du vin de quinquina et de l’huile de foie de morue.

Elle choisit le métier de mécanicienne qu’elle abandonne comme trop pénible et devient blanchisseuse.

N'a pas été réglée. Mariée à 21 ans.

23 janvier 1896. |

La malade rentre à l'hôpital parce qu’elle présente depuis un

ni

temps indéterminé du subictère chronique et des crises doulou-

reuses plus ou moins intenses et persistantes. Les douleurs avaient un siège variable, mais toujours sus-ombilical, tantôtépigastriques,

tantôt spléniques, d’autres fois hépatiques. À certains moments

elles ont été assez violentes pour faire songer à la colique hépa-

tique.

: Actuellement douleurs dans la région de l’hypocondre droit.

En examinant la malade on constate une teinte jaunâtre des téguments, de la décoloration des muqueuses, des paupières un peu bouffies. |

On trouve des signes d'infantilisme : Pas de règles; utérus petit; seins peu développés ; pas de grossesse, ainsi que des symptômes de chlorose : souffle dans le 3° espace intercostal gauche, frémissement dans la jugulaire droite, hypertrophie du corps thyroïde. <

L'examen des urines montre que l’ictère biliphéique pendant un temps très court devient et reste hémaphéique : les urines sont foncées, ne renferment ni sucre, ni albumine, ne donnent plus la réaction de Gmelin, mais contiennent une quantité notable d'urobiline.

La langue est propre. L'estomac non dilaté et très peu douloureux. Le ventre légèrement ballonné, douloureux à la palpation.

Appétit conservé. Quelques troubles digestifs (flatulence, aigreurs, nausées). Constipation habituelle.

Selles ne sont décolorées que d’une façon très passagère.

On les tamise : pas de calculs.

Foie ne déborde pas le rebord costal.

Rate un peu volumineuse et douloureuse.

Pas de température.

Traitement : Régime lacté.

Lavements.

Puis eau de Carlsbad.

Rapidement les douleurs sont moins vives; la teinte jaunâtre diminue, les urines deviennent moins foncées et renferment moins d'urobiline.

La malade, améliorée, quitte le service le 16 février, refusant d'aller au Vésinet.

Rentrée chez elle, elle travaille, se fatigue beaucoup. Au bout d’un mois, nouvelles douleurs très vives dans la région hépatique avec irradiations à l'épaule droite. Nausées, mais pas de vomissements. Constipation. Aucun renseignement sur l’état des urines, sur la coloration des matières. Puis débâcle intestinale. Durée : quelques jours.

11 jours d’accalmie.

Puis, nouvelles douleurs pendant une journée.

La fatigue, la faiblesse l’obligent à s’aliter.

L’impossibilité de travailler la ramène à l'hôpital le 29 mai

2e séjour à l’hôpital, 29 mai 1896 :

Mauvais état général, grande faiblesse.

Pâleur de la face.

Teinte jaune des téguments et des muqueuses assez marquée.

Même chez elle, la malade avait toujours été ictérique.

La malade se plaint de démangeaisons très pénibles sur tout le corps, de douleurs intenses, survenant brusquement, sans cause, disparaissant au bout d’un temps variable, au niveau de la région stomacalee. L'appétit est nul. Pas de vomissements.

Elle souffre surtout dans l’hypocondre droit : ce sont des crises douloureuses survenant plusieurs fois par jour, durant une heure environ. La douleur se propage au dos et à la région lombaire.

Pas de fièvre.

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