INTRODUCTION
La question de l'alimentation des nouveaux nés est toute palpitante d'intérêt. Elle préoccupe aussi bien les hommes de l’art que les mères de famille, soucieuses de la santé de leurs enfants. Depuis quelques années, de tous côtés, on s’est efforcé d’enrayer la mortalité infantile si élevée encore de o à 1 an.
Les puériculteurs ont recherché les causes de cette mortalité, et ont tenté d’y porter remède. Ils ont été secondés dans cette œuvre admirable, par nombre de sociétés qui se sont donné pour but d’aider et d'encourager la mère à élever son enfant au sein ou lorsqu'elle ne le peut pas, de lui procurer un lait de bonne qualité, de façon à ce que l’allaitement artificiel se fasse avec les plus grandes chances de succès.
Une des choses qui ont peut-être le plus contribué à faire baisser la mortalité infantile, est sans contredit, le contrôle rigoureux des rations alimentaires du nourrisson par des pesées fréquentes et régulières.
La nécessité de la pesée est, aujourd’hui, de notion courante, etil n’est pas une mère soigneuse qui omette d'exercer ce contrôle à peu près régulièrement.
Mais une notion qui n’est pas encore assez
répandue et dont importance a échappé à la grande
majorité des médecins mêmes, c’est qu’il faut mesurer régulièrement les enfants comme on les pèse et s’assurer de leur croissance staturale en même temps que de leur croissance pondérale. re Cest l'importance de cette mensuration que nous nous efforcerons de montrer dans ce modeste travail. Après un court aperçu historique, nous étudierons la croissance physiologique, puis la croissance pathologique ; enfin, nous verrons quelles indications nous
devons en tirer pour l'allaitement.
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