‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfans (volume 2)Chapitre 53 sur 73 · LXXXII · texte numérisé non relu

LXXXII

Cause. — Maladie longue , convalescence difficile.

Je dis suivant les circonstances, car le priapisme étant une affection aigue déterminée

presque toujours par une exaltation des propriétés vitales dansles organes génitaux, et cette affection étant presque toujours accompagnée de douleurs, je conçois difficilemeut les effets avantageux, n'importe dans quelle circonstance que ce soit, des nervins ecitans, du kina, de la valériane et du muse, le camphre et les bains froids ou tièdes exceptés, et je conçois très-bien, au contraire, les effets salutaires des calmans, de l’opium et des bains chauds, pour modérer et apaiser les douleurs du priapisme, et pour tempérer l’ardeur vénérienne qui en résulte.

Lorsque l’anaphrodisie est le résultat passager d’une maladie longue, d’une convalescence difficile et lente, il faut bien se garder de chercher à combattre ; il faut même réprimer avec sévérité des désirs qui porteraient à des mouvemens non seulement susceptibles de nuire à la convalescence , mais encore qui deviendraient des causes

puissantes de rechutes.

Remèpes. — Repos absolu.

J'ai donné plus haut l’histoire d’un jeune homme qui mourut dans les bras de sa maîtresse

pour avoir voulu sacrifier trop tôt à Vénus, après une longue maladie.

ÿ LXXXIII.

L'impuissance et même la stérilité ont quelquefois cessé après le développement et la guérison d’une maladie aigue, dont la dépuration, en désobstruant les vaisseaux engorgés, a rétabli le cours des liquides.

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