‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 10 sur 90 · IL. NOSOLOGIE. — DÉFINITION · texte numérisé non relu

IL. NOSOLOGIE. — DÉFINITION

L'impuissance, ce mot à double sens qu'on à toujours confondu avec celui de stérilité , désigne spécialement, selon nous, l'incapacité ou l'impossibilité d’exercer l'acte vénérien. L'état d'impuissance nous semble parfaitement indiqué par le mot Anaphrodisie ; Composé de 4 pri- Vatif, sans ; «v pour l’euphonie, et de Agposiste, voluptas venereä, amor, coïtus. C'est par une Conséquence déduite de ce raisonnement, que le mot syncope gérutale nous paraît mieux convenir que celui de frigidité vénérienne, puisque, le plus souvent, cette suspension passagère des fonctions génitales est le résultat d’une pénible affection de l’âme , Ou de trop violens dé-

sirs qui ne sont que passagers, et causent une

(La81) émission de liqueur séminale trop prématurée.

Le double sens que l’on a donné jusqu’à ce jour à l’impuissance , sous la fausse dénomination de stérilité, offrant une idée incomplète de Îa névrose des organes générateurs dont il est ici question, nous distinguerons, dans le cours de cet ouvrage, l’anaphrodisie, ou impuissance, de l’Agénésie, ou stérilité, afin de ne causer ni erreur, ni méprise.

L'anaphrodisie , impuissance , ou syncope génitale , est donc une névrose des organes de la génération , classée, par le professeur Pinel, ordre HT, genre LVI de sa Nosographie philosoplique, tome IE, page 3.

Le siége de l’anaphrodisie constatée par la syncope génitale, qui cause l'impuissance, est, chez l'homme , dans les corps caverneux privés momentanément de l’affluence du sang nécessaire à déterminer l’action, ce que prouve, en ce cas , le dyspermatisme, qui annonce que le désir est ardent, mais que les facultés motrices sont nulles.

Chez la femme, dans un vagin trop abreuvé ou devenu insensible au prurit vénérien, etc.

(16) Ç III (x).

Cette impuissance peut être absolue ou relative, ou accidentelle ; directe ou indirecte, constitutionnelle ou locale, permanente ou passagere, ou due, enfin, soit à une affection organique, soit à un simple trouble dans les fonc-

tions.

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Elle est absolue lorsqu'elle dépend de l’absence des organes génitaux.

Elle peut être absolue lorsque les organes génitaux existent, mais vicieusement conformés : ou pathologiquement altérés.

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