‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 2 sur 90 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

« Qui contestera désormais la nécessité des « monographies pour le perfectionnement « de nos connaissances thérapeutiques ?

« dit le docteur Alibert (r). »

L'OUVRAGE que nous présentons au publie sous les auspices d’un des plus célèbres médecins de l'Europe, de l’Hippocrate français, du réformateur de la médecine ancienne, a été conçu dans l'intention d'établir une distinction sensible entre L’ANAPHRoDISIE (syncope génitale ) et l'AGÉNÉSIE (stérilité absolue); heureux si nous pouvons satisfaire nos lecteurs par l’analyse des propositions didactiques que nous avons entrepris de développer.

N'osant pas nous confier à nos propres ailes , nous avons souvent puisé dans des sources pures, afin d’étayer nos assertions , et Nicolas Venette (quoique souvent hors de la vérité), l'im-

(1) Mot dartre du nouveau Dictionnaire des Sciences Médicales, tom. VIT, pag. 66. G Tone 1. 1

mortel Buffon, Valmont-Bomare, les infatigables observateurs Bonnet, Spallanzani-Leuvenoëk, etc., et parmi les médecins modernes, MM. les professeurs de la Faculté, Pinel, Hallé, Richerand, Dupuytren, etc., MM. les collaborateurs du nouveau Dictionnaire des Sciences Médicales, MM. de L...…. Latour.

Elie-Calabre-Debreuze, Mestivier, etc., nous ont fourni les matériaux d’un édifice que nous osons consacrer à l’ayancement de la science, et à la gloire d’un de ses plus célèbres architectes.

Nous avons écrit pour tous les âges, c'est pourquoi l'adolescence, l’âge viril et la vieil lesse , trouveront des avis salutaires, qui, s'ils sont déjà avérés, ne perdent point de leur intérêt à être répétés.

Le mot Recherches sur l’anaphrodisie, que porte le titre de cet ouvrage, indiquant le soin que nous avons pris de rassembler ici tout ce qui avait rapport à cette matière, nous avons dû compulser les différens auteurs, et citer leurs propres écrits pour ne pas dénaturer leurs expressions

Qui dit Recherches, ne dit pas Découverte et

innovation. Ne paraît-il pas tous les jours des

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traités sur les fièvres, et sur les autres maladies connues, qui ne servent qu'à grossir les milliers de ces ouvrages? On n’en connaît point encore sur l’anaphrodisie ; tel est le motif qui nous a décidé à rassembler dans un seul cadre ce qu’on pouvait réunir sur cette matière. Nous avons été encouragé dans nos efforts par la bienveillance de M. Pinel, qui a daigné approuver cette monographie, en nous permettant de la publier sous ses auspices.

Nous renouvelons plusieurs fois nos conseils aux jeunes gens efféminés, et nous les engageons, avant qu'ils contractent le plus saint des nœuds, à remédier aux abus de leur jeunesse, et à ne pas fournir à la postérité des enfans valétudinaires, tristes fruits des derniers efforts de leur tempérament épuisé (1), qui peut à peine réfléchir pendant quelques instans les dernières étincelles de leur vigueur passée. Nous

(1) I faudrait, en amour, être économe de ses plaisirs. Des enfans d’un père usé par la débauche doivent-ils partager la faute de leur père? Nous devons, comme médecin, prévenir ces accidens par des conseils au moyen desquels on pourra se maintenir en bonne santé,

et payer à l’hymen le doux tribut qui lui est dû,

(4) leur disons avec M. de H... (de l’'Aomme et de la Femme, t. 1*. pag, 7) :

« C’est à vous, hommes, qui voulez remplir les devoirs de la société, qui voulez lui être utiles en y ajoutant de nouveaux individus, c’est à vous , dis-je, à examiner si vous en êtes dignes. et vous le serez dès que vous en aurez un ardent désir. Ne vous arrêtez pas à ces éclairs de tempérament qui s'élancent avec les premiers feux de la puberté... Jeune homme, la nature prépare en vous des germes pour la postérité , mais ne vous hâtez pas de les faire éclore. Imitez-la , cette nature qui prépare de nouveaux plaisirs à vos sens : les boutons tendres et délicats, qui percent l'écorce d’un arbrisseau, se montrent peu à peu; insensiblement ils s'épanouissent , les fleurs paraissent... ; elles se flétrissent si une main sacrilége y touche, et les fruits qui devaient leur succéder... n'y pensez plus, jeune homme, tout est perdu. »

« Vous, en qui l'habitude de jouir à rendu le plaisir nécessaire, vous, à quile libertinage et la débauche ont tenu lieu de volupté, vieillard impuissant, qui voulez encore jouir, ne faites plus accroire qu’une chaleur vive circule dans vos

veines ; n’épuisez pas les faibles ressources de la

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