XLIX
El suit de cette proposition que, si l'on considère l’anaphrodisie comme résultant de l'impossibilité phy$ique d'exécuter le coït, les femmes ne pourront en être affectées que par l’altération organique des parties essentielles à la génération , et que les causes, physiques ou morales, propres à affaiblir ces parties ou à troubler leurs fonctions, ne pourront mettre la femme dans l’impossibilité de se prêter aux désirs de l'homme. Mais, si le coït parfait, ou la véritable copulation, dépend du concours égai et réciproque des deux sexes, la femme peut renconirer, de même que l’homme, des circonstances qui, chez elle, éteignent le feu de ses désirs (1), paraly-
(1) Voyez section IV.
(32) sent ses organes, et la rendent ainsi, soit momentanément, soit constitutionnellement, anaphrodite.
Si la conformation des parties qui, chez la femme, servent à la copulation, la met à même de recevoir presque toujours, au moins d’une manière passive, les embrassemens de l’homme, et l’expose moins que lui à l’anaphrodisie, d’un autre côté, à raison de la complication de son système générateur, à raison de son extrême susceptibilité, et de l'influence plus prolongée qu'elle exerce sur le produit de la fécondation, elle est plus fréquemment frappée d’agénésie ou de stérilité. Ainsi, |
La frigidité de son tempérament ;
Un embonpoint excessif (1); |
Le mauvais état des ovaires et des trompes ;
L'altération ou‘la faiblesse des germes ;
La disposition peu favorable de l'utérus ;
Tous les vices de conformation extérieurs susceptibles de nuire à la conception ou au développement du produit de la conception ;
Une ménorrhagie abondante et irrégulière ; une leuchorrée constante, âcre et putride, abreu-
(OEMoyerChap 09, secte D
(35 ) vant et irritant l’orifice sexuel, et détruisant , ou directement ou sympathiquement, la sensibilité propre de ces parties, sont autant de causes ou de circonstances susceptibles de nuire à la procréation (1).