PROPOSITION V
L'impuissance peut être absolue, lorsque les or- 4 P 5 q anes génitaux existent, mais vicieusement con OT- 5 $ E
més, ou pathologiquement alitérés.
$ Ir.
1° Retraite des testicules dans l'abdomen, signes de lubricité (2).
(1) Fodéré, t. I, p. 564 de sa Médecine légale, article IMPUISSANCE absolue, incurable, dit avoir traité et guéri d'une incentinence d’urine un jeune soldat plein de courage et de vigueur, qui, avec des testicules bien conformés, n'avait à la place de la verge qu’un bouton comme un mamelon, par lequel se terminait l’urètre. Ce bouton se renflait quelquefois en la présence de jeunes personnes du sexe, et il en sortait par le frottement
une humeur blanche.
(2) Les Hottentots, qui se rétranchent un testicule
2° Dilatation incomplète de l'anneau inguinal.
(/Vota. Ces vices ne causent pas la stérilité : il n’en est pas de même de la castration complète, qui rend infécond et non pas anaphrodite, puisque certains eunuques goûtent et font goûter quelques-unes des faveurs de Vénus.
3° La privation (1) ou le mauvais état des testicules, qui, sans s’opposer à la sécrétion du sperme , ne permet pas son éjaculation , par des obstacles intérieurs.
(Nota. L'absence d'un testicule retenu dans l’abdomen ne peut causer ni l’agénésie , ni l’anaphrodisie , si celui qui reste n’est pas flétri, mais vigoureux et bien conformé, surtout si les caractères mâles extérieurs existent , et si le testicule est resté à l’anneau (2).
pour être plus légers à la course; les Sylles et les Cotes, qui n'en ont naturellement qu'un, n’en sont pas moins propres à la génération.
(1) Le pape Clément VIIL a proscrit la mutilation, comme le forfait le plus affreux et le plus avilissant.
Andramasis, roi des Libyens, fit couper toutes ses femmes pour s'en servir au lieu d’eunuques ( Venette, de la Génération, t. IE, p. 405).
: (2) I ne faut pas croire que l'absence des testicules
(ira)
4° Multiplication des testicules , soutenus par de faibles cordons, état qui, selon Zacchias, accompagne la frigidité (1). On appelle monor-
soit un obstacle aux jouissances de l'amour. Les eunuques sont stériles, il est vrai, parce qu'ils ne peuvent éjaculer, mais non pas impuissans en amour; car plus d'une petite maîtresse de la capitale se contente de nos virtuoses italiens. J’en connais un très-célèbre qui fait les délices du beau sexe, et, comme un autre papillon, cherche en vain à se fixer en folätrant autour des belles qui se le disputent, parce qu’elles peuvent se livrer sans crainte et plus long-temps avec lui à l’ardeur de leur passion.
€ On peut bien retrancher les organes extérieurs, mais non déraciner les désirs intérieurs. Origène et ses sectateurs ( Léonce d’Antioche , les Valéziens, etc. jus trompérent en se rendant eunuques ; leur chasteté n’était qu'involontaire, et ils s'ôtaient la gloire de résister par leurs propres efforts; ils se créèrent des regrets sans se donner une vertu. » ( Virey, mot EUNUQUE du nouveau Dictionnaire des Sciences médicales.)
(x) « Ceux qui ont des testicules flétris, exténués , et suspendus à un cordon très-délicat, dit Devaux, {rt de
Jaire des rapports en chirurgie , p. 461, ou qui les ont
. multipliés jusqu’à trois ou quatre, mais d’une condition
chide l'homme qui n’est pourvu que d’un seul testicule , et éorchide celui qui en à trois (1). 5° Grosseur démesurée des testicules, tout excès en ce genre, suivant Devaux, étant vicieux, surtout par suite de phlogose, de sarcocèle, d’hydrocèle (1).
toute pareille, sont à bon droit taxés d’impuissance (selon nous, de stérilité); ce qui est confirmé par les autres marques de refroidissement et de maléfice, qui sont : beaucoup de paresse et de lenteur dans toutes les actions, de ne marquer que de la lächeté et beaucoup de crainte dans toutes les occasions où il y a le moindre péril à essuyer ; d'être tristes, mornes, pensifs, efféminés dans toutes leurs manières; d’avoir un teint pâle et décoloré, la voix grêle, et point de poils sur toute la surfface du corps, à l'exception de la tête : quand tout cela se trouve dans un homme » On peut, avec assurance, le déclarer impuissant. » |
(1) € Rien n'est plus rare qu’un troisième testicule, assure le célèbre auteur de la Vosographie chirurgtcale, t. IT, p. 369 : il n’en existe pas même d’observation bien authentique, et l’on peut croire, avec Haller, que lés auteurs qui disent en avoir rencontré plus de deux, ont été trompé par les apparénces. » |
(2) Il n’est pas toujours vrai de dire avec Devaux,
p. 469, que « la grosseur démesurée du testicule n'est
(127) 6° Induration de l’épididyme après les maladies vénériennes (1). | 7° Compression des testicules dans les hernies , les varicocèles et les diverses infiltrations, soit de la tunique propre du cordon, soit de celle du testicule.