‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 51 sur 90 · SIL · texte numérisé non relu

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Le cas d’impuissance a lieu :

Par défaut d'action ayant pour cause :

1° L'abus des plaisirs solitaires ;

2° Les excès avec les femmes ;

{ a91 } 3° Certaines évacuations périodiques excessives (1).

(1) Les hommes, ainsi que les femmes, sont sujets à certaines évacuations périodiques. M. de la Poterie a consigné, en 1764, à l'Ecole de Médecine de Paris, qu'un marchand de Leyde avait, tous les mois, une évacuation par les hémorroïdes; un Irlandais, par le bout du petit doigt; différens sujets, par les pores, ou par le vomissement, ou par différens couloirs. Boërhaave a observé que certains maux de tête périodiques ne reconnaissaient pas d'autre cause.

On a vu quelques hommes avoir le flux menstruel d'une manière bien marquée. Zacutus Lusitanus nous en à laissé une observation très-singulière. C’est celle d’un homme privé de barbe, et qui, tous les mois, éprouvait, durant quatre ou cinq jours, une hémorragie assez considérable par une partie point du tout faite pour donner passage au sang; et s'il arrivait que cet écoulement se fit avec difficulté, des ressentimens de colique, un mal de reins, une pesanteur extraordinaire, lavertissaient de recourir à une saignée du pied, qui, rappelant ce cours étrange, dissipait tous les accidens. (Anecdotes de médecine, t. H, A. CXXXIIL ) Un berger était positivement dans le même cas, à cela près qu'il approchait davantage de la nature du sexe par un sein aussi beau, aussi bien formé que celui d’une fille de vingt

ans. Il n’était pas le seul de sa famille qui offrit un écou--

LU L'état de langueur propre à ces affections s'appelle Ænaphrodisie.

lement aussi singulier ; son père et quinze frères participaient à ce merveilleux phénomène. (Journal de Médecine, t. Il, p. 280. — M. de L..….., t. II, p.414.) Les hémorroïdes proviennent d’une surabondance de sang et d'une affluence qui gonfle, distend la veine hémorroïdale interne, et forme cette tumeur par laquelle des hommes perdent chaque mois un sang épais et superflu.

La suppression des évacuations habituelles est extrémement dangereuse. On voit à ce sujet, dans les Transactions philosophiques, qu'un jeune homme de vingtquatre ans avait, depuis son enfance, une hémorragie au pouce de la main gauche, d'où le sang sortait régulièrement tous les mois jusqu'à la quantité de quatre onces. À seize ans, il en perdait jusqu'à une demi-livre ; et, malgré cette perte , il se portait bien et ne se sentait nullement affaibli. ‘Enfin, à l’âge de vingt-quatre ans, il s’avisa d'appliquer un fer chaud sur son pouce, et par ce moyen arrêta le cours du sang; mais il lui en coûta cher. Depuis ce temps-là, il ne s’est jamais bien porté, et il est, au contraire, devenu sujet à des crachemens de sang qui ont épuisé ses forces, à de violentes coliques, à de grandes faiblesses, et à plusieurs autres

maladies. ( Transactions philosophiques , années 1685 et 1701.)

(1183 ‘} 4° La paralysie de l’une ou l’autre cuisse et des muscles de la colonne spinale, de ceux releveurs de l’anus, ete. (Foy. prop. XXXIet LIT.)

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