‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 53 sur 90 · PROPOSITION XXXII · texte numérisé non relu

PROPOSITION XXXII

Cette syncope gémitale est aussi la suite du dys- permalisme avec Hypospadias , et de l'éréthisme

violent, désignés sous les noms de Priapisme et de S'atyriasis.

(rot) ç IL.

Le dyspermatisme (LXX VIII 2° de Pinel) (1).

(1) «Le mot dyspermatisme, selon le docteur Chaumeton , nouveau Dictionnaire des rrciences médicales, tire son étimologie de av , difficilement, péniblement, etde cœssua, sperme, semence, liqueur séminale; écoulement faible, lent, difficile, d’une liqueur sémimale incapable de servir au grand œuvre de la génération.

Cullen reconnaît les espèces suivantes :

«10 Dyspermatisme urétral, provenant des maladies de l’urètre.

«20 Dyspermatisme noueux , produit par des callosités dans les corps caverneux.

«30 Dyspermatisme préputial, dû à l'étroitesse de l'orifice du prépuce. ,

« 4° Dyspermatisme muqueux , causé par des mucosités qui obstruent le canal de l'urètre.

«bo Dyspermatisme hypertonique , déterminé par la trop violente érection du pénis.

« 6° Dyspermatisme épileptique, produit par un accès épileptique survenu pendant le coït.

«go Dyspermatisme apractode, causé par la lan-

gueur et l’atonie de l'appareil génital.

« Emission lente, difficile ou nulle de Ja liqueur spermatique , produite :

1° Par vice organique (1);

» 80 Dyspermatisme refluant, ainsi nommé, parce que le sperme , au lieu d'être lancé dans la matrice pendant le coït, reflue de l’urètre dans la vessie. » Mot DYSPERMATISME du nouveau Dictionnaire des Sciences médicales.)

(1) Le déchirement du gland chez les bêtes cavalines en.estune preuve. « Dans les hattes de la plaine de l’Artibonite, à Saint-Domingue, on a pour les haras un cheval entier rendu impuissant par ce moyen, et qu'on nomme bout-en-train. I est destiné à exciter le véritable étalon. Le premier a eu le gland fendu, d’où il résulte une fausse émission de liqueur séminale qui s'épanche sans être projetée : de là l'impuissance. (Voyez F’oyages d’un naturaliste, t. Il, p. 346.)

L’intégrité du gland du pénis n'est cependant pas une condition essentielle pour que l’accouplement des sexes produise la fécondation. Ces altérations physiques, ré centes ou anciennes, n'influent en rien sur la qualité du sperme ; car cette liqueur est toute formée, et jouit de toutes ses propriétés, lorsqu'elle est cependant convenablement émise dans le coït. On a des exemples de fé-

condations opérées sans l'introduction du pénis dans le

2° Par excès de vigueur et de tension dans le membre viril ; |

3° Par la débilité des parties.

« Dans le troisième cas, il faut, dit M. Pinel, recourir aux restaurans, aux fomentations aromatiques, à l'exercice du corps et aux autres moyens propres à fortifier. On sent, ajoute ce célèbre professeur, qu'il faut joindre à cela des mœurs plus régulières et l'éloignement du libertinage.

« Le dyspermatisme, qui tient à une débilité des parois membraneuses des vésicules séminales et à un état asthénique des muscles releveurs de l’anus, est encore une cause d’infécondité. Jei, la liqueur spermatique, s’écoulant difficilement et sans jet, ne peut arriver à l’orifice de l’utérus comme il conviendrait, et se répand inutilement dans l’intérieur du vagin. » (Métivier, ouv. cité.)

L'émission , quoique lente , de la liqueur séminale prouve au moins l’appétit vénérien et une sorte de faculté physique ; elle ne convient donc

vagin (J'en cite plus bas des exemples). Il suffit que la liqueur prolifique , ou, si l’on veut, l'influence vitale du sperme , se porte par le vagin sur l'œuf, pour que la fécondation ait lieu.

pas directement à l’état absolument passif qu’on appelle Ana phrodisie constitutionnelle , qui est l'abolition de cet appétit par excès de froideur de tempérament, et subsidiairement des parties génitales. Mais ce dyspermatisme tient à l’état d’Ænaphrodisie accidentelle, qui est, comme nous l'avons dit (proposition LIT), la suspension, la subversion ou l’abolition momentanée des facultés propres à satisfaire l'appétit vénérien.

$ IV

On reconnaît aussi pour cause de l’Anaphro- . disie accidentelle :

« Le vice de la liqueur sémunale concomitant de laffaiblissement des organes génitaux; la semence privée d’animaleules, c’est-à-dire, trop aqueuse parce qu'elle provient d'organes malades, ou qu'elle n’a pas séjourné suffisamment dans les vésicules séminales pour atteindre la perfection de son élaboration. » (Mestivier, ouvrage cité.)

Zacchias estime impropre à la génération ceux dont la semence est trop âcre ou brûlante , c’està-dire , laissant sur le linge des taches noirâtres ; trop froide ou sans vigueur, trop humide ou

Gr

trop sèche (lib. IL, p. 201) La liqueur, pour être fécondante , doit être blanche, pesante et tomber au fond de l’eau. Quant à ses propriétés chimiques, la liqueur séminale, dit Fourcroy ( Philosophie chimique, p, 1 14), a présenté le singulier phénomène de la cristallisation, jusqu'ici inconnu, du phosphate de chaux.

« Un gentilhomme {Venette, t. 1, p. 60) devintimpuissant, anaphrodite après de longues frictions mercurielles, et recouvra sa vigueur par l'application d'huile de lavande, qui en devint l’antidote et guérit son dyspermatisme, »

Anaphrodisie des Femmes.

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