‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 8 sur 90 · APHORISMES SUR L'ANAPHRODISIE · texte numérisé non relu

APHORISMES SUR L'ANAPHRODISIE

Cette section sera divisée en trois parties, savoir :

1° Conclusion sur l’Anaphrodisie.

2° Propositions et aphorismes sur le même sujet.

3° Aphorismes d’Hippocrate.

Combien de fois, dans notre pénible travail, n’avons-nous pas envié la plume brillante des Chaumeton, des Pariset, des Alibert, des Virey etc, etc

L'éloquence, cette électricité du cœur humain, n'étant pas donnée à tous, nous serons rapide dans notre course, et, pour la rendre moins ennuyeusé, nous ne nous appeséntirons pas sur tout ce que les sciences ont de sérieux.

Nous devons prévenir, avec M. de Montégre

(mot continence du nouveau Dict. des Sciences Méd.) : « Les personnes qui jetteront les yeux sur cet écrit, que toute la gravité et la dignité même du caractère médical ne saurait en faire entièrement disparaître le danger. Que le commun des lecteurs s'arrête donc ! cet ouvrage ne saurait convenir qu’à ceux qui veulent voir l’homme dans ioute sa nudité (1).

En effet, ces recherches sur l’Anaphrodisie sont forcément un peu licencieuses : nous prions donc nos lecteurs de nous pardonner les expressions techniques que nous serons foreés

(1) Qui pourra croire aux scrupules de certains médecins et des curieux qui ont les ouvrages de f’enette et de Meibomius entre les mains, et au prétendu scandale que peut offrir ce Traité, si l’on consulte les mots accouplement, atguilleite, coït, conceplion , Congrès, copulation, etc. , du nouveau Dictionnaire des Sciences Médicales , offert comme modéle d'instruction à tous les médecins? On se persuadera aisément alors que dans le cours de mon ouvrage, je n’ai rien dit de plus graveleux que ce que je cite du dictionnaire, et que sous ce rapport mon Traité d’anaphrodisie ne doit point craindre la sévérité de la censure, puisqu'on n’y trouvera aucune expression obscène, aucun terme, qui ne soient usités

dans le langage médical.

(129 d'employer. Alors, comptant sur leur indugence , nous nous écrierons avec Montaigne :

« Qu'’a fait aux hommes l’action génitale si naturelle, si nécessaire et si juste, pour n’oseren parler sans vergogne , et pour l’exclure des propos sérieux et réglés? Nous prononcçcons hardiment tuer , dérober, trahir, et cela, nous r’oserions qu'entre les dents?.....

(MonrTaiene, Essais, liv. ITT, chap. 5. )

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