‹ De l'inconscient au conscientChapitre 21 sur 67 · CONCEPTION NOUVELLE · texte numérisé non relu

CONCEPTION NOUVELLE

Le complexus organique, son fonctionnement physiologique et tous les processus vitaux sont conditionnés par un dynamisme supérieur.

Tous ces phénomènes s'expliquent aisément par l'action du dynamisme supérieur, action génératrice, directrice, centralisatrice, conservatrice et réparatrice.

La notion concrète de ce dynamisme doit être substituée à la notion abstraite de l'idée directrice.

Manifestations sensorielles en dehors des organes des sens .- mystère.

Manifestations motrices en dehors des muscles: mj-stère.

Manifestations idéoplastiques: mystère.

MatcrialisatiDns : mystère.

On le voit, le mystère qui régnait sur toute la physiologie nous apparaît quelque peu éclairci. La triple notion, déduite naturellement et logiquement des faits : celle de ïunité de substance, du dynamisme organisateur et du conditionnement de ce dynamisme par Vidée nous ont fait faire un pas décisif dans la marche vers la vérité.

Mais que d'inconnues à dégager encore î

Quelles sont l'origine, la fin, la nature exacte du dynamo-psychisme organisateur, centralisateur et directeur du complexus cellulaire ? Comment ce dynamo-psychisme nouvel être ? Quels sont en un mot, ses rapports exacts mystérieux se trouve-t-il être en puissance dans l'ovule fécondé, la bouture ou le bourgeon dont va surgir un avec tous les processus vitaux ?

Nous avons parlé du pouvoir idéoplastique. Mais, ce poîivoir, quel est-il au juste ? L'idée directrice, les capacités idéoplastiques qui se révèlent en physiologie normale ou supranormale ne dépendent pas de la conscience, dans laquelle nous avons Ihabitude de résumer, de localiser tout notre « moi ». Elles surgissent des profondeurs d'un Inconscient mystérieux et impénétrable.

La volonté consciente et directrice de l'être n'a pas d'action sur les grandes fonctioiîs organiques et elle n'intervient pas dans les matérialisations idéoplastiques. Cellesci, produites aux dépens de la substance de l'être, semblent cependant parfois, sinon toujours, être formées ou dirigées en dehors de lui, par des entités distinctes de lui.

Donc, dira-t-on, parler d'idéoplastie, de modelage de la matière par Tidée, de dynamo-psychisme subconscient organisateur, cest simplement reculer le mystère, ce n'est pas le supprimer. L'énigme, plus lointaine n'en est pas moins insoluble.

Lisoluble, nullement.

Ce qui est vrai, encore une fois, c'est qu'à partir des données élémentaires, quoique essentielles, que .nous

/O DE I. INC UNSCILINT AU CONSCIENl

avons fait ressortir de notre démonstration, le problème biologique se complique fonnidablement.

Il n'embrasse plus seulement la physiologie, mais la psychologie, toutes les sciences naturelles et la philosophie.

En un mot. il ne s'agit plus seulement de la vie. mais de la constitution et de l'évolution de l'univers -et de l'individu.

Avant de compléter le chapitre de la physiologie, nous devons donc nous soumettre à une nouvelle application, plus vaste encore, de notre méthode synthétique. Interrogeons la psychologie, puis la philosophie ; les réponses partielles qui nous manquent encore nous seront données par la réponse générale à la grande énigme, but de notre travail.

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